Ce jour, trois communiqués de Presse de ECVC, EMB, et ARC 2020 relevant ont été diffusés à propos des deux jours de conférence sur la réforme profonde de la PAC préparée par M. le Commissaire européen en agriculture Dacian CIOLOS.
Lire ci-dessous.
Une nouvelle dynamique citoyenne a soufflé dans les couloirs de la Commission européenne ces deux derniers jours. Il s'agit bien d'un acquis provenant de la crise laitière... qui revenait dans toutes les bouches des intervenants.
Plus de 5000 contributions sur l'Avenir de la PAC (visible sur site internet Commission) suite à l'appel osé du Commissaire Ciolos qui a gagné son premier défi. Vous pouvez aussi lire le résumé en FR ici : http://ec.europa.eu/agricul jour, ture/cap-post-2013/debate/report/summary-report_fr.pdf
500 personnes triées sur le volet ont assisté à ces deux jours intenses et cela a donné beaucoup d'espoir pour une réorientation profonde de la PAC comme nous la demandons à ECVC (Coordination Européenne Via Campesina) depuis de nombreuses années...
Le principe de la Souveraineté Alimentaire reprend l'écoute et la prise en compte des voix des paysan(ne)s, éleveurs, transformateurs artisans, etc... ce fut sans nul doute un bon premier pas dans ce sens que nous applaudissons.
Le Commissaire sera présent à la Foire de Libramont ce vendredi.
A la différence de Madame Fischer Boel dont nous avions prévenu que sa présence à Libramont en 2009 n'était pas souhaitable pour des raisons d'incompatabilité politique et de "sécurité", M. Ciolos sera, lui, le bienvenu dans les allées de la Foire et à notre stand FUGEA (avec soutien de la MIG).
C'est pour ces raisons que nous voulons que la foire de Libramont reste un lieu de débat démocratique et constructif, reflets de tous les opinions.
Décision commune de la FUGEA & MIG sur la PAC / MTR
La FUGEA & MIG, pour éviter un surenchérissement de la spéculation sur les DPU (Droit de Paiement Unique) et sur les terres, entend marquer le coup et donner un signal aux producteurs. Dans la mesure où la vache allaitante doit rester couplée (décision FUGEA et FWA en juin 2009 suivie par le Ministre Lutgen), la Commission européenne ne permet pas malheureusement de revoir ce fait avec les nouvelles possibilités que nous offrent, aujourd’hui, les orientations de lissage et de régionalisation. Dommage, nous regrettons de nouveau le manque de flexibilité de la Commission européenne (un remake des quotas).
Dans ce cas, et en attendant les orientations données par l’Europe, nous ne pouvons rester dans l’immobilisme « Status-quo » d’ici à 2013. La FUGEA et la MIG ont décidé, après plusieurs consultations avec les producteurs d’Est en Ouest de Wallonie et trois rencontres avec les chercheurs auteurs de l’étude, de défendre le renforcement de l’article 68 afin de promotionner et aider les secteurs et zones agricoles wallonnes en difficulté (élevage, Ardennes, agriculture mixte, filière courte,…) et ceci dans le cadre des objectifs défendus par la FUGEA (ECVC) & MIG pour une PAAC après 2013.
La FUGEA et la MIG organisent un débat sur l’avenir de la PAC et les enjeux laitiers (GHN), le 23 juillet 2010 à 14H
Deux sujets revêtent une importance particulièrement cruciale et sont d’une actualité brûlante pour le monde agricole wallon, belge et européen : le futur et les objectifs de la Politique Agricole Commune (PAC) après 2013, et l’avenir du secteur laitier. C’est pourquoi la FUGEA et la MIG ont décidé d’organiser un débat constructif sur ces enjeux dans le cadre de la 76ème édition de la Foire agricole de Libramont, le 23 juillet à 14H, au stand de la FUGEA (65.02 face Walexpo coté Ardenne Joyeuse).
Pour la FUGEA et la MIG, il va de soi qu’un tel débat n’a de sens qu’en présence de mandataires politiques, outre celle de représentants du monde agricole du Nord et du Sud. Pour l’occasion, la FUGEA et la MIG ont invité Madame Sabine Laruelle, Ministre fédérale de l’Agriculture, Monsieur Benoît Lutgen, Ministre wallon de l’Agriculture, Monsieur Marc Tarabella, député européen membre de la commission de l’agriculture du Parlement européen, et Madame Isabelle Durant, Vice-présidente du Parlement européen ou Madame Thérèse Snoy, députée fédérale (selon leurs disponibilités respectives).
Ces 4 représentants politiques se verront adresser 5 questions centrales pour le monde agricole, toutes relatives à l’avenir de la PAC et à la problématique du lait.
Organisé à l’occasion de ce rendez-vous incontournable du monde agricole qu’est la Foire de Libramont, ce débat intervient également dans le cadre de la Présidence belge de l’Union européenne.
Plus que jamais, des solutions doivent être trouvées pour garantir une agriculture paysanne durable à long terme, respectueuses des attentes légitimes de la société, de la Souveraineté Alimentaire et de la solidarité Nord-Sud.
Philippe Duvivier et Frédèric Callemeyn Président et Vice-Président FUGEA Guy Franck et Erwin Schöpges Président et vice-Président de la MIG Xavier Delwarte, Secrétaire général politique de la FUGEA
Contact presse : 0476423902 Infos : www.fugea.be
MOBILISONS-NOUS FACE AUX FAUSSES SOLUTIONS EUROPEENNES
MIG & FUGEA Grande manifestation européenne EMB et ECVC le 12 juillet 2010 à 11H au Rond-point Schuman à Bruxelles Avec la présence de producteurs laitiers de Belgique, France, Allemagne, Italie, Suisse, Luxembourg, Hollande, Danemark, Espagne,… pour une gestion publique de l’offre, pour un prix rémunérateur et dire NON à la contractualisation et aux marchés à termeproposés par le Groupe de Haut Niveau.
Mobilisons-nous, TOUS, gros ou petits producteurs, jeunes ou moins jeunes, consommateurs, citoyens,… contre l’esclavage industriel que nous impose l’Europe.
Prenez vos vieilles bottes, salopettes, et vieilles tétines,...nous en ferons un bon usage, et venez également en tracteurs si vous le souhaitez.
Rendez-vous ensuite après la manifestation vers 18H à la « Ferme des 5 épines » (rue du Flament, 16 à 7090 Braine-le-Comte) pour un barbecue et des discussions entre producteurs laitiers européens…
Pour organiser vos déplacements en tracteurs :
Hainaut : Philippe Duvivier 0477 540318 et Guy Francq 0497 344622 ; Brabant Wallon : Yvon Deknudt 0476 475494 ; Namur : Urbain Moureaux 0479 259449 ; Liège : Sébastien Demoitié 0485 898657 ; Luxembourg: Victor Thines 0495 271185 ; Flandre FMB : Hendrik Van den Haute 0496 496895 ; Canton germanophone : Pohen Erich 0496 567295.
Lire communiqués et infos pratiques sur www.fugea.be
La MIG (European Milk Board) & FUGEA (European Coordination Via Campesina)
LAIT / Rapport du Groupe à haut niveau flingue les paysan(ne)s
Politique laitière de l’UE: le Groupe à Haut Niveau condamne les éleveurs européens
L’orientation proposée par le GHN ne donne pas de perspectives aux producteurs. Sans régulation publique de la production laitière et du marché laitier, il n’y aura pas de solution durable à la crise laitière. C’est un signal dans la mauvaise direction pour la PAC 2013.
Les recommandations du GHN ne traitent pas les causes de la crise laitière. Comme ECVC l’avait indiqué lors de la première audition à l’automne dernier , les experts des 27 Etats Membres n’ont pas travaillé sur les questions essentielles de la régulation de la production, des structures et modes de production, de l’arrêt du dumping à l’exportation, de la répartition de la production dans l’UE.
Les propositions du GHN sont une étape supplémentaire dans l’abandon d’une politique laitière européenne, laissant aux Etats Membres et aux laiteries des choix qui vont accentuer les distorsions entre pays et entre producteurs.
Contractualisation : remplacer la régulation publique de la production par une contractualisation privée entre producteurs et laiteries serait une grave erreur. La contractualisation ne va pas réguler la production européenne. Comme l’a indiqué Alison Burell (Joint Research Center, Commission) lors de la conférence UE du 26 mars, la contractualisation ne va pas renforcer le pouvoir des producteurs et ne vas pas garantir une meilleure répartition de la valeur ajoutée en leur faveur. Dans un contrat entre le producteur et une laiterie, cette dernière sera le plus souvent en position de force et les contrats seront plus favorables aux gros producteurs qu’aux petits et moyens producteurs. Une telle contractualisation sera une régression des droits des producteurs, comme on le voit en Suisse, où la suppression des quotas a entrainé hausse de la production, baisse de prix, et conflits. Un contrat individuel entre producteur et une laiterie ne serait utile que s’il y a une maitrise publique de la production et une négociation collective des prix sur base des coûts de production (travail compris).
Pouvoir de négociation des producteurs: sans régulation publique européenne de la production adaptant la production à la demande, il n’y aura jamais de bonnes conditions de négociations entre organisations de producteurs et laiteries, comme le propose le GHN.
L’exemple de la Suisse montre les impasses de cette voie. Comme l’a indiqué Alison Burell le 26 mars, la promotion par l’UE des groupements de producteurs de fruits & légumes n’a pas non plus, face à la transformation et à la distribution, renforcé le pouvoir de négociation des producteurs, souvent en grande difficulté.
Transparence : Le GHN, trop soucieux des intérêts de l’industrie et de la distribution, ne propose pas de mesure significative. Pourtant, sans transparence des marges des tous les acteurs, ce sont bien les producteurs et les consommateurs qui, comme aujourd’hui, seront perdants. ECVC demande une transparence des prix tout au long de la chaine du lait, de la production à la consommation, ainsi qu’une limitation des marges de l’industrie et de la distribution en fonction de leurs coûts réels.
Mesures de marché, OMC : en proposant d’examiner des mesures complémentaires au filet de sécurité actuel compatibles avec la boite verte de l’OMC, pour faire face à la volatilité du revenu, le GHN traduit le manque de volonté politique des Etats membres à s’attaquer à la volatilité des prix et à ses causes. Il reste dans le cadre truqué de l’OMC et de sa boîte verte, qui sont des instruments périmés du 20e siècle, non seulement incapables de faire face aux défis actuels, mais qui au contraire aggravent la situation et l’avenir des producteurs. L’UE doit se fixer comme objectif des prix du lait à la production stables et justes, liés aux coûts d’une production durable, ce qui nécessite une maitrise européenne publique de la production, adaptable à la demande, avec une répartition juste de la production entre les pays et entre les producteurs.
Non aux marchés à terme ! : ECVC s’oppose à la mise en place de marchés à terme du lait, favorables seulement à l’industrie et aux financiers, pas aux producteurs. Ils iraient de pair avec la contractualisation. Etiquetage de l’origine des produits : ECVC demande un étiquetage obligatoire du lieu de production et du lieu de transformation du lait. Innovation, recherche, compétitivité : c’est surtout la recherche de coûts de production les plus bas qui a été le moteur de l’innovation et de la recherche, le plus souvent aux dépends des coûts environnementaux et sociaux. On ne peut parler sérieusement de compétitivité si on n’y intègre pas ces coûts, qui sont toujours externalisés et finalement payés par le contribuable.
On ne peut parler non plus de compétitivité si on inclut les aides publiques dans les résultats des exploitations.
Et que dire de la compétitivité sur le marché international lorsque l’aide laitière découplée a le même effet que les aides à l’exportation puisqu’elle permet de produire, vendre et exporter le lait à un prix inférieur à son coût de production, au mépris des producteurs des pays tiers.
La recherche, la formation, et le soutien doivent porter maintenant sur des modes de production durables, basés sur des fourrages locaux, diminuant le réchauffement climatique, favorisant la biodiversité et produisant des externalités positives sur le plan social et environnemental. La Coordination Européenne Via Campesina appelle les paysan(ne)s européens à se mobiliser pour pousser l’UE à changer l’orientation proposée le GHN. Il en va aussi de l’orientation de la PAC 2013.
2 Voir position ECVC- 2e audition GHN- http://www.eurovia.org/spip.php?article279
3 Voir position ECVC- 3e audition GHN http://www.eurovia.org/spip.php?article303
UN CODE DE CONDUITE A LA SOLDE DE L’ULTRA-LIBERALISME ET DE LA COMPETITIVE INEQUITABLE
Le lancement d’un code de conduite ce 20 mai 2010 par la FEVIA, FEDIS, AGROFRONT (BB, FWA, ABS), APFACA, UNIZO nous oblige à réagir.
D’abord un code de conduite n’est pas contraignant et donc faible par essence et démontre que le politique, en l’occurrence, Madame Laruelle ignore le message de détresse des producteurs/éleveurs/paysan(ne)s ici et là-bas qui vendent en-dessous de leur coût de production en dépit du non respect des 3 piliers du développement durable (social, écologique et économique).
Ce code de conduite met en avant, et cela très justement, l’instauration de relations équitables entre acheteurs et fournisseurs qui font aujourd’hui défaut comme nous le dénonçons depuis plus de trois ans.
La FUGEA en association avec le MIG invite une dizaine de paysan(ne)s membres à assister à cette audition de la COMAGRI (Commission agricole)du Parlement européen sur le prix équitable, ce mardi 4 mai au Parlement européen à Bruxelles.
Le débat politique sur le prix entrepris à cette session de la COMAGRI est également une victoire de notre combat de laGREVE DU LAIT en 2008-2009.
Des paysans et des organisations de la société civile demandent à la Banque mondiale de ne pas cautionner l’accaparement des terres
Bruxelles, le 23 avril 2010 -- La Via Campesina, FIAN, Land Research Action Network et GRAIN, avec le soutien en Belgique de FIAN Belgique, Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs (FUGEA membre ECVC), SOS Faim - Agir avec le sud, Oxfam-Solidarité, Solidarité Socialiste, le MIG (organisation laitière, membre de l'EMB), LST (mouvement Lutte Solidarité Travail), Entraide et Fraternité, CADTM, CETRI, CNCD-11.11.11, Association 21, Vredeseilanden.
Ainsi qu'une bonne centaine d'alliés des mouvements sociaux au niveau mondial, lancent un grand appel pour mettre fin à l’accaparement de millions d’hectares de terres agricoles par divers fonds financiers qui prive de nombreuses communautés rurales d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine de leurs moyens de subsistance.
Cet appel coïncide avec la publication d’une nouvelle étude de la Banque mondiale qui confirme l’ampleur gigantesque de l’actuelle ruée sur les terres et avance sept « principes » destinés à rendre ces acquisitions foncières socialement acceptables. La stratégie de la Banque sera présentée à Washington le 25 avril à l’occasion d’une table ronde co-organisée par le Japon, les États-Unis et l’Union africaine, et le 26 avril à la conférence annuelle de la Banque sur le foncier.
Dans une déclaration commune, les mouvements et les organisations dénoncent les propositions de la Banque comme une tentative de « réduire le risque d'explosions sociales » permettant en même temps aux investisseurs privés de s’emparer des terres agricoles. Selon les organisateurs, l’accaparement de terres démontre clairement que la crise alimentaire ne peut se résoudre par l’appui à l’agriculture industrielle. Elle ne peut passer que par l’appui à l’agriculture paysanne, y compris en assurant aux paysannes et paysans l’accès au foncier.
Une conférence de presse se tiendra ce lundi 26 avril à : - 10h à 1000 Bruxelles - 18, rue Sablonnière avec dégustation de produits paysans avec 4 prises de parole:
FIAN pour le droit à l’alimentation Oxfam-Solidarité ECVC European Coordination Via Campesina FUGEA (membre ECVC) organisation paysanne belge
- 7h45 à Washington au Bread Line Restaurant (1751 Pennsylvania Ave. NW, Washington, DC 20006).
Nous expliquerons pourquoi, contrairement à ce que propose la Banque, l'accaparement des terres « gagnant-gagnant » est impossible et quelles démarches il faut mettre en place pour résoudre la crise alimentaire mondiale.
Une manifestation symbolique aura lieu le lundi 26 avril, de 12h00 à 14h00, devant les bureaux de la Banque Mondiale au 17, Avenue Marnix à 1000 Bruxelles ainsi qu’à Washington où la table ronde officielle aura lieu, afin d'informer les délégués de la position des mouvements sociaux.
Pour plus de renseignements, veuillez contacter:
- M. Marie Teller, FIAN, 087 883521 - M. Thierry Kesteloot, OXFAM - Solidarité, 02 501.67.55 - M. Xavier Delwarte, FUGEA,
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, +32 476 423902
FAIREBEL : La marque des producteurs belges qui ont pris leur avenir en mains
Notre philosophie La marque des producteurs belges qui ont pris leur avenir en mains FAIREBEL, le lait équitable à la mode de chez nous !
En ce début 2010, suite à la crise sans précédent que subit le monde agricole, les agriculteurs belges lancent leur propre label, FAIREBEL.
FAIREBEL est une nouvelle marque solidaire et ‘équitable’ qui permettra désormais aux agriculteurs de recevoir une rémunération décente pour une partie de leur travail. Le premier produit FAIREBEL lancé sur le marché est un lait demi-écrémé conditionné en tétrapacks et vendu dans les grandes surfaces qui ont réservé un accueil positif a cette initiative.
1. POURQUOI FAIREBEL ?
La situation dans le monde agricole est particulièrement difficile. Les prix de vente des produits agricoles ont chuté de manière dramatique et les fermes belges sont touchées de plein fouet par cette crise sans précédent. Nos agriculteurs sont au pied du mur et ils l’ont fait savoir ! Chez les agriculteurs aussi, l’union fait la force ! Les excédents au niveau européen ont occasionné un effondrement des prix depuis 2008 et empêchent les agriculteurs d’obtenir des prix rémunérateurs. Dans le même temps, les coûts de production ont augmenté de manière impressionnante. Nos producteurs livrent aujourd’hui leurs produits en dessous de son prix de revient ! A terme, il va sans dire que cette situation met en péril l’ensemble de la filière agricole !
Pour nos agriculteurs, après le temps de la révolte et des déversements vient celui de la réflexion, de l’action et de la solidarité. La MIG (représentant Belge de l’EMB, l’European Milk Board) et la FUGEA (Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs) ont uni leurs forces dans cette grave crise laitière afin de faire connaître le désarroi de la profession et de trouver des solutions politiques. En attendant un hypothétique sursaut de l’Europe, ou de se demander combien de temps on va encore tenir le coup,… nous avons décidé de prendre notre Avenir en mains.
Les agriculteurs belges ne se laissent plus mettre en boîte… mais en tétrapack !
En créant leur propre coopérative (FAIRCOOP) et leur propre marque, FAIREBEL, nos producteurs entendent contribuer à sauver le secteur en trouvant des solutions durables à l’échelle nationale. Avec FAIREBEL, les producteurs coopérateurs manifestent très concrètement leur volonté de prendre eux-mêmes leur destin en main. En commercialisant le lait équitable FAIREBEL, ils entendent mettre leur énergie et leur savoir-faire au service du monde agricole belge… et des consommateurs ! Et comme les agriculteurs de chez nous sont aussi des hommes et des femmes qui savent innover, l’initiative équitable FAIREBEL donnera bien évidemment lieu à une campagne de communication digne de ce nom qui devrait rapidement faire du lait équitable FAIREBEL l’ingrédient incontournable sur toutes les tables belges soucieuses d’un avenir plus juste. Le travail de publicité a été confié à l’agence Ribs, qui s’est spontanément associée à notre projet et à la philosophie d’une coopération équitable pour tous les acteurs en présence.
2. FAIREBEL, comment ça marche ?
Ce projet a germé au sein du MIG depuis plus d’un an. Suite à la crise traversée par le secteur, les producteurs laitiers européens expriment leur désir de trouver un moyen efficace de garantir à tous un prix équitable et des revenus décents. Des milliers de producteurs européens se sont regroupés et ont lancé avec leur organisation nationale des campagnes portant comme slogan "Le lait équitable". En Belgique, c’est la coopérative laitière FAIRCOOP qui a pris le relais en créant sa marque propre FAIREBEL. Sa mission est de valoriser la totalité de la production de ses coopérateurs a un prix équitable. FAIREBEL voit le jour début 2010 et regroupe déjà un nombre important d’agriculteurs coopérateurs wallons et flamands. Le principe et simple !
Sur chaque litre de lait vendu sous le nom FAIREBEL, 10 cents vont directement dans une caisse à la coopérative FAIRCOOP. Les sommes récoltées seront ensuite redistribuées équitablement chaque année entre tous les membres participants, quelle que soit la taille de leur exploitation. Le produits FAIREBEL seront vendus dans les magasins a un prix recommandé qui sera le résultat d’une juste répartition des profits entre les acteurs de la chaîne, assurant ainsi un revenu décent a nos agriculteurs.
Le fermier fait sa pub !
La philosophie du concept FAIREBEL, et ce qui fait aussi sa grande originalité, c’est que les 10 cents reversés par litre vendu représenteront pour les fermiers une véritable rémunération pour leur travail… de promotion ! En effet, comme le signale l’un des promoteurs du projet, « le meilleur des artisans doit aussi savoir vendre son produit ! ». Ainsi, chaque agriculteur coopérateur devra participer à la promotion des produits FAIREBEL en donnant un peu de son temps et de son enthousiasme. Il est en effet crucial pour cette nouvelle marque de se faire connaître et apprécier par les consommateurs.
3. Le choix du façonnier
« Le lait équitable » FAIREBEL sera conditionné par la laiterie Luxlait. Les âpres négociations de la coopérative FAIRCOOP avec les laiteries nationales n’ont en effet pas été couronnées de succès. Les transformateurs belges ont souvent évoqué la surcharge de travail sur leurs lignes de production mais n’ont pas montré une réelle volonté de collaborer avec la coopérative FAIRCOOP. Celle-ci a par contre trouvé une oreille plus enthousiaste chez Luxlait, très intéressée par le projet FAIREBEL dans le cadre de sa toute prochaine extension. Cette laiterie est reconnue pour l’excellente qualité de ses matières premières et de sa production, totalement garantie sans conservateurs et au goût authentique.
Venez à la rencontre des producteurs dans les grandes villes du pays le samedi 24 avril : Bruxelles, Gent, Liège, Anvers, Charleroi.
Villers-le-Bouillet, le 31 mars 2010 La grande distribution en chemin vers des prix rémunérateurs et produits durables ?
Ce 31 mars 2010, une centaine d’éleveurs et paysans sont venus protester à la centrale de l’Intermarché de Villers-le-Bouillet contre la publicité mensongère, voire insultante, pour la profession. En effet, ces dernières semaines, le groupe a lancé une promotion d’une brique de lait dite équitable au prix de 47 € cts le litre… sachant que les coûts de production moyens de l’éleveur wallon oscillent autour de 33 € cts/L (selon une étude du SPW) et cela sans tenir compte de la rétribution du lourd travail accompli par le producteur. Qui travaillerait sans salaire en Europe ? Dorénavant, pour nous producteurs, nous ne voulons plus entendre ces promotions-marketing d’un autre âge et que ces pratiques de vente à perte et de recherche des premiers prix indécents doivent cesser dans le lait et tous les autres produits alimentaires d’origine agricole (idem pour les premiers prix des moutons néo-zélandais pour Pâques mis en promotion cette semaine par une autre enseigne).
Nous disons STOP à la course aux premiers prix… nocifs pour le social, le développement de l’économie locale, l’environnement et le climat.
Cela fait près de 1 an et demi que les éleveurs wallons et européens se mobilisent afin de faire connaître le désarroi qu’ils vivent au jour le jour. Aujourd’hui, nous voulions faire savoir à nos dirigeants belges et européens, aux consommateurs, à la grande distribution et à l’agroalimentaire que
LA CRISE EST TOUJOURS BIEN PRESENTE dans nos fermes.
Les faillites, les burn-out et même les suicides se succèdent en silence dans nos campagnes…
Après une longue période de vache maigre en 2009, en janvier 2010 nous avons connu une légère embellie avec des prix oscillant de 22 à 25 € cts / L mais une nouvelle chute des prix pointe le nez. Comme le disait le Président de la MIG Erwin Schopges devant la foule amassée aux grilles d’Intermarché, « Ce prix de 25 € cts / l est trop élevé pour nous tuer et pas assez haut pour nous faire vivre décemment. » Sébastien Demoitié a souligné que « Les producteurs sont fortement endettés et qu’ils sont contraints de contracter de nouveaux prêts pour rembourser leurs prêts, bref, ils décapitalisent un peu plus tous les jours ».
Après de légères tensions face aux grilles et tracteurs, le responsable des achats de Intermarché & Ecomarché Eric Baudhuin, accompagné de quatre autres administrateurs, a permis à une délégation d’une quinzaine de producteurs et responsables de pénétrer dans la centrale afin de s’expliquer. Très rapidement les producteurs ont exposé leur situation précaire et leur désarroi face aux politiques agricoles inadaptées, face aux prix bas payés par l’industrie / laiteries et leur colère face au bradage de leur noble matière première pour les premiers prix et leur étonnement sur les produits de marque vendus très cher dans la grande distribution.
M. Eric Baudhuin a reconnu que son message marketing était maladroit et qu’un lait vendu à 47 € cents / L ne pouvait être mis en parallèle avec un revenu décent pour l’agriculteur. Il a ajouté qu’il devait suivre la course des premiers prix même s’il ne l’approuvait pas. Il nous a promis d’arrêter ce genre de message de dupe pour le consommateur et producteur. Il a admis également que le prix que le consommateur devrait payer pour garantir un revenu décent aux agriculteurs serait de l’ordre de 90 € cents / L . Notre action avait également l’objectif de faire passer ce même message aux autres enseignes. Nous nous sommes très bien compris de part et d’autre et le dialogue fut très constructif.
Nous avons expliqué notre volonté de défendre la loi qui interdirait la vente à perte par le producteur (paysan/éleveur) comme c’est actuellement le cas pour le dernier maillon de la chaîne (distributeurs).
La MIG et la FUGEA ont décidé de maintenir la pression sur les distributeurs, nos politiques, nos laiteries et l’agroalimentaire afin de garantir des prix rémunérateurs pour tous.
Action de blocage au site Intermarché de Villers-le-Bouillet
Voici ci-dessous le Communiqué de Presse du MIG pour l'action de ce mercredi 31 mars 2010.
LA FUGEA appelle les producteurs à se mobiliser pour défendre des prix décents rémunérateurs et demande un discours correct et transparent de la grande distribution envers les consommateurs et les éleveurs / paysans.
Après la conférence du 26 mars, la crise laitière continue : l’UE doit répondre aux attentes des producteurs et de la société.
L’avenir n’est pas dans les marchés à terme, ni le marché mondial, ni la restructuration, mais dans une production et un marché régulés, dans une production laitière durable à partir d’une alimentation animale européenne.
La conférence lait du 26 mars organisée par la Commission Européenne, en lien avec le travail du Groupe d’experts à haut niveau des 27, a permis à de nombreuses parties prenantes, dont la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC), de s’exprimer. Les 27, la Commission Européenne, ainsi que le Parlement Européen (codécision) doivent maintenant prendre leurs responsabilités afin de résoudre la crise laitière par le haut.
Pourquoi conditionner la politique européenne à un marché mondial très restreint ? Pourquoi s’entêter à exporter de la poudre de lait et du beurre ?
P.Vavra (OCDE) a rappelé que le marché dit mondial est très marginal, représente moins de 10% de la production. Or la Commission Européenne a persisté vendredi dans sa priorité à la « compétitivité » de la filière lait sur le marché mondial, sans être capable de la justifier auprès des producteurs et des contribuables. Si l’on retire les subventions à l’exportation et l’aide directe découplée , l’UE ne peut exporter ses excédents de poudre de lait et de beurre. Et transformer du soja d’Amérique du Sud en lait, faire sécher celui-ci en poudre, et l’exporter dans les pays tiers en faisant payer les contribuables, n’est ni durable ni défendable.
Ce ne sont pas les quotas laitiers qui ont fait disparaître 80% des producteurs depuis 1984.
L’UE n’a jamais, c'est-à-dire pas encore, attaqué les causes des excédents de lait des années 1970-80. Elle les a juste contenu avec les quotas, mais en maintenant ceux-ci à un niveau bien supérieur à la demande européenne, ce qui a toujours pesé sur les prix et contribué à faire disparaître 80% d’exploitations laitières. Si Dacian Ciolos a eu raison de dire le 26 mars que les quotas n’ont pas empêché la baisse du nombre de producteurs, cela ne veut pas dire qu’ils en sont la cause. C’est bien davantage la manière dont ils ont été mis en œuvre par les Etats Membres et la Commission (niveau trop élevé du quota européen, valeur marchande attribuée aux quotas,..) qui a contribué à la concentration de la production: mais il y a bien d’autres facteurs comme la politique des laiteries, l’intensification de la production, l’absence de droits de douane sur l’alimentation animale importée, l’établissement de normes d’élevage adaptées à ce modèle intensif, etc... La Commission devrait assumer sa position idéologique contre la régulation de la production plutôt que d’accuser les quotas de tous les maux !
La volatilité des prix n’est pas un fait, mais le résultat d’un choix
N’en déplaise à Mr Van Driel (DG AGRI), qui s’accommode d’un filet de sécurité empêchant le prix du lait de tomber jusqu’au prix mondial, la volatilité des prix croissante liée à la dérégulation des marchés est incompatible avec une économie agricole saine, en particulier en élevage. Baisser les prix très en dessous des coûts de production et augmenter le quota pour en diminuer la valeur d’ici à 2015 est simplement irresponsable, voire criminel lorsqu’on pense aux nombreux producteurs qui se sont suicidés l’an dernier.
La demande intérieure de produits laitiers étant relativement stable, la volatilité du prix du lait est essentiellement liée au fait que l’UE a choisi une politique laitière qui rend le marché européen dépendant des fluctuations du marché international, alors que celui-ci ne touche qu’une tout partie de la production. Ce n’est pas le prix mondial -en fait un prix de transactions d’excédents- qui doit servir de référence, mais celui des coûts de production moyens d’une production durable.
La contractualisation ne serait pas bénéfique aux producteurs
Comme l’a indiqué Alison Burell (JRC, Commission), la contractualisation ne va pas renforcer le pouvoir des producteurs et ne vas pas garantir une meilleure répartition de la valeur ajoutée en leur faveur. Lidia Senra (ECVC) a rappelé qu’un contrat individuel entre producteur et une laiterie ne serait utile que s’il y a une maitrise publique de la production et une négociation collective des prix sur base des coûts de production (travail compris).
Renforcement du pouvoir de négociation des producteurs
A.Burell a indiqué que l’évaluation faite par la Commission du régime actuel des fruits & légumes, dont la réforme a misé sur le développement des groupements de producteurs, montre que ces groupements n’ont pas influencé les prix, imposés par la grande distribution. Il en est de même aux USA, qui ont une longue tradition de coopératives de mises en marché. La DG concurrence a laissé entendre que certaines adaptations des règles UE de concurrence sont possibles. Pour Lidia Senra, sans cadre réglementaire, les producteurs n’auront pas de pouvoir de négociation.
L’heure n’est pas à la constitution de cartels, qu’ils soient de producteurs, de transformateurs, ou de distributeurs, mais chaque acteur de la filière doit être rémunéré à la juste valeur de ses coûts, en toute transparence.
Voir sur www.eurovia.org nos positions de 2009 sur la crise laitière et nos positions aux 3 auditions du groupe à haut niveau des 27.
La Coordination Européenne Via Campesina et La Fugea défendent les produits paysans
Ce mardi 16 mars 2010, M. Gérard Choplin de ECVC et Xavier Delwarte de La FUGEA ont défendu la position européenne ECVC sur l'étiquettage et le mode de production des produits paysans d'origine laîtière face aux représentants des 27 états membres et à M. Demarty.
ECVC - Coordination Européenne Via Campesina
Rue de la Sablonnière 18 – 1000 Bruxelles – tel +32 2 217 31 12-
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Audition du Groupe d’experts UE sur le lait – 16 mars 2010 Position de la Coordination Européenne Via Campesina
Le départ de Marianne Fisher Boël est pour nous une victoire et un espoir. Nous espérons que cela sera le signe d’un renouveau pour l’agriculture Européenne. La FUGEA, la MIG et L’EMB vous invitent à venir à Bruxelles pour marquer l’évènement. Manifestation piétonne, pas de tracteur.
Le 09.02.2010 à 14h00 devant le Parlement européen (Rond point Schuman).
Jln. Mampang Prapatan XIV no 5 Jakarta Selatan, Jakarta 12790 Indonesia
Tel/fax: +62-21-7991890/+62-21-7993426 Email:
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OBJET: Solidarité avec le peuple haïtien
Chers / Chères camarades et ami(e)s,
Par cette missive, nous adressons nos condoléances les plus sincères et notre solidarité au peuple haïtien qui a été surpris, il y a deux jours, par un séisme dévastateur. En effet, le tremblement de terre a causé des milliers de victimes, morts, blessés et disparus.
Nous souhaitons partager notre douleur face à une telle catastrophe et transmettre toute notre affection solidaire aux haïtiens et, en particulier, à nos camarades de La Via Campesina d’Haïti. Nous espérons qu’ils pourront rapidement se remettre de cette situation difficile. L’histoire nous a appris, non en vain, que ce peuple a toujours fait preuve de force et de détermination. Ce fut le premier de toute l’Amérique à abolir l’esclavage de façon autonome et durable.
NOTRE NOUVEAU COMMISSAIRE EUROPEEN ROUMAIN : UN ESPOIR POUR L'AGRICULTURE PAYSANNE
Le candidat roumain Dacian Ciolos a été choisi pour la Commission Barrosso II en tant que futur Commissaire à l'agriculture et au développement rural à la place des ultralibéraux hollandais et danois.
Nous osons espérer que le départ de Madame Fischer Boel sonne le glas au démantèlement des instruments de régulation de la production et de la PAC et donne enfin un vive espoir vers une réorientation des politiques agricoles en faveur d’un modèle d’agriculture durable et équitable au Nord comme au Sud.
Des formations A, B sont disponibles pour la saison 2009-2010 à La Reid et Ath. La FUGEA est agrée également pour les stages qui suivent la formation B.
Des formations C en fromagerie seront aussi programmées en début 2010.
INSCRIPTION LIMITEE A 15 éléves pour nos cours afin de garantir un échange et une qualité pédagogique.
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Horaires des formations en agriculture paysanne dispensées par la Fugea
Lait: le MIG et la FUGEA présentent leurs revendications à la Confédération
BRUXELLES 13/10 (BELGA)
Une délégation de l'organisation belge de producteurs laitiers MIG (Milk producer interest group) et de la FUGEA (Fédération unie de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs) a rencontré mardi après-midi le porte-parole de la Confédération belge de l'industrie laitière (CBL), Renaat Debergh. La délégation a tenu à réagir aux propos tenus par la CBL dans la presse et à présenter ses revendications pour le secteur.
La Confédération indiquait dans la presse que les agriculteurs devaient réduire leurs coûts de production et produire plus, or c'est le contraire, il faut aujourd'hui produire moins, explique Xavier Delwarte, secrétaire général de la FUGEA. "En plus, la Belgique est le 2ème pays européen en terme de coûts de production les plus bas! C'est une grave erreur et une humiliation pour le secteur".
Les articles mettent également en avant la contractualisation comme la solution pour le secteur, or cela n'est pas bon car cela favorise l'industrialisation de l'agriculture, indique M. Delwarte. "Il y a une incohérence entre la position des laiteries (contractualisation) et le G20 des laitiers, qui prône la régularisation".
"On demande plus de solidarité dans la filière pour éviter une surenchère entre laiteries et surtout, on ne veut plus que les laiteries achètent et vendent le lait en dessous des coûts de production des agriculteurs. On veut un code éthique que les laiteries et la Fedis devraient appliquer", ajoute le secrétaire général de la FUGEA.
La FUGEA et le MIG demandent une régulation de la production et d'éviter une politique de surplus, mais aussi la création d'un fonds de solidarité pour les agriculteurs et une réponse à court terme pour les producteurs laitiers.
"Nous demandons qu'on suive la règle des quotas laitiers. Actuellement nous avons appris que certaines laiteries acceptent entre 10 et 20 pc de surplus par rapport aux quotas et ne refusent de payer le lait en trop qu'une fois cette barre dépassée. Nous demandons que les laiteries ne payent pas pour tout litre de lait livré en trop et ce, dès le premier litre", explique encore le secrétaire général de la FUGEA.
Enfin, la MIG et la FUGEA estiment que les taxes à l'importation ne doivent pas être diminuées car elles permettent de faire la différence entre les laits produits à des conditions sociales, sanitaires et environnementales différentes.
CRISE DU LAIT ET PAC / Table ronde politique sur les politiques agricoles européennes
Table ronde politique sur les politiques agricoles européennes
La Mig (EMB) et La Fugea (ECVC) organisent une réunion agricole et politique ce jeudi 15/10/9 à Libramont afin de faire le point sur les avancements politiques suite à notre grève du lait, actions de terrain, et notre marathon politique belge et européen afin de faire évoluer les positions ultralibérales (libre marché, contractualisation, restitutions aux exportations, restructuration,...) du Conseil des Ministres en agriculture, la Commissaire européenne en agriculture et cette idéologie est soutenue par le COPA.
Pour EMB et ECVC les solutions sont brièvement : la régulation de la production à moyen terme et à court terme la diminution des quotas (augmenté par la Commissaire et Conseil des Ministres) et le respect du quota d’ici à 2015.
Sont invités cordialement :
M. Benoît Lutgen (Ministre régional), Mme Sabine Laruelle (Ministre fédéral), M. Marc Tarabella (seul député belge à la Commission agricole du Parlement européen) et Isabelle Durant (Vice Présidente du Parlement européen).
Modération : Sacha Daout (RTBF / Mise au point).
QUELLES POLITIQUES AGRICOLES VOULONS-NOUS
EN EUROPE et BELGIQUE ?
NOTRE ALIMENTATION EST-ELLE UN BIEN COMME LES AUTRES ?
Rendez-vous au Walexpo à Libramont ce 15/10/9 à 20H pour le public.
Point presse aura lieu à 19H20 suite à la réunion préalable avec les politiques belges et européennes.
RESTONS MOBILISES POUR CHANGER LES POLITIQUES AGRICOLES
LAITIERES MAIS AUSSI LA « PAC » POUR TOUTES LES PRODUCTIONS
AGRICOLES et ALIMENTAIRES.
Crise du lait / Lettre ouverte aux producteurs laitiers flamands
Depuis des semaines, les producteurs de lait Wallons ont pris part à un combat Européen visant à instaurer un système différent pour la gestion de la production laitière. Notre mobilisation a été très forte, que cela soit pour les épandages de lait ou les manifestations. Chacun ici a compris que la libération totale du marché est à terme une catastrophe pour le producteur. Cela conduit inévitablement à une surproduction qui fait baisser les prix. De plus, les producteurs se retrouvent seuls et démunis face à de gros groupes industriels, qui ont facile de faire pression sur les prix vu la quantité excédentaire de lait présente sur le marché…
Celui qui ne plie pas pour baisser son prix de vente garde son lait… Les industriels parlent aujourd’hui de la contractualisation comme solution à ce problème… Ils oublient de dire que dans les projet de contrat, le producteurs s’engage à fournir à la laiterie un volume précis sur une durée défini, mais que la laiterie, elle, ne s’engage aucunement sur un prix minimum… Pas sûr que cela va nous garantir un revenu…
Les représentants du monde agricole flamands sont actuellement très actifs dans les médias, pour chanter à qui veux l’entendre quel est selon eux l’avis des producteurs flamands..
Notre mouvement est un mouvement de producteurs, représentés par des producteurs, qui se battent pour maintenir un agriculture de taille humaine, indépendante et familiale. Demain, le grand défi sera de nourrir le monde. Beaucoup de multinationales l’ont compris et veulent, en nous fragilisant, rentrer dans nos fermes et en prendre possession. Notre objectif est que demain, ce défi soit relevé par les agriculteurs, et que nous ayons la place qui doit être la nôtre dans la filière lait, une place forte et non celle d’un vacher. Nous le méritons, car sans lait, pas de filière…
Nous savons que le lait à 20 cents n’est pas plus viable pour vous que pour nous.
Nous ne pouvons croire que vous voulez tous plus de 300 vaches et travailler 12 heures par jour tous les jours pour un salaire de misère.
Nous ne pouvons croire que vous voulez à terme perdre votre indépendance et travailler au sein d’une ferme qui ne vous appartient plus. Nous voulons croire que vous aussi vous voulez pouvoir un jour s’ils le désirent remettre à vos enfants une exploitation viable.
Nous voulons croire que vous aimez votre métier et que vous allez le défendre avec nous…
L’Union fait la force.
Les producteurs du MIG (Milk producer interest group) et la FUGEA (Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs).
Reeds enkele weken hebben de Waalse melkveehouders deelgenomen aan een Europese strijd met als doel om een ander dan het huidige beheerssysteem voor de melkproductie ingang te doen vinden. Onze mobilisatie was groot, zowel het bij uitrijden van melk als tijdens betogingen. Iedereen hier begrijpt dat het volledig vrijmaken van de markt op termijn een catastrofe is voor de melkveehouder.
Dit leidt onvermijdelijk tot een overproductie die de prijzen doet dalen. Bovendien bevinden de melkveehouders zich alleen en machteloos tegenover grote industriële groeperingen die het gemakkelijk hebben om op de prijzen te drukken gezien het overaanbod op de markt …
Diegene die niet plooit om zijn verkoopprijs van de melk te verlagen kan zijn melk houden … Industriëlen spreken vandaag over contractafspraken voor melk als oplossing voor dit probleem… Zij vergeten er wel bij te vertellen dat in de huidige voorstellen voor deze contracten, de melkveehouder zich engageert om de melkerij te voorzien van een afgesproken hoeveelheid melk, gedurende een afgesproken periode, maar dat de melkerij op haar beurt zich op geen enkele manier engageert voor een minimumprijs.. Het is ver van zeker dat dit ons een inkomen garandeert…
De vertegenwoordigers van de Vlaamse landbouw zijn op dit ogenblik zeer actief in de media om, aan ieder die het horen wil, het standpunt, volgens hen, van de Vlaamse melkveehouders te verkondigen
Onze beweging is er een van melkveehouders, vertegenwoordigd door melkveehouders, die strijden voor het behoud van een landbouw op mensenmaat, onafhankelijk en familiaal. De grote uitdaging van de toekomst is de wereld te voeden. Talrijke multinationals beseffen dit en willen, door ons te verzwakken, onze boerderijen overnemen. Onze doelstelling is dat deze uitdaging in de toekomst door landbouwers wordt opgenomen en dat we onze plaats in de melkketen kunnen innemen. Een sterke positie en niet deze van een koeherder. Wij verdienen het, want zonder melk, geen melkketen…
Wij weten dat melk aan 20 cent niet meer leefbaar is voor jullie dan voor ons. Wij kunnen niet geloven dat jullie allemaal 300 koeien willen en 12 uur per dag willen werken voor een armoedig loon. Wij kunnen niet geloven dat jullie op termijn jullie onafhankelijkheid willen verliezen en willen werken op een boerderij die de uwe niet is. Wij willen geloven dat ook jullie op een dag, als ze het willen, een leefbaar bedrijf willen overlaten aan jullie kinderen. Wij willen geloven dat jullie van je beroep houden en dat jullie het willen verdedigen samen met ons…
Eendracht maakt macht.
De MIG producenten (Milkproducer Interest Group), en FUGEA (Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs).
Onze eisen op lange termijn zijn de volgende :
1. Er moet een nieuwe controle-instelling op europees niveau opgestart worden om vraag en aanbod te ontleden. Alle vertegenwoordigers van de hele melkketen moeten hierin vertegenwoordigd zijn: de melkproducenten (EMB), de sectoren tussen boer en consument, de organisaties die de consument verdedigen en de politiek. Het moet onandere een kostendragende prijs voor de melk bij de melkproducent zijn, die de te produceren melkvolumes moet bepalen.
2. Superheffing vanaf de eerste liter bij overschrijding van de persoonlijke referentie per bedrijf. Zonder deze regeling is het onmogelijk de “te produceren volumes” te regelen.
3. Instelling van een verplichte bijdrage (préfinanciering) per geproduceerde liter melk in gans europa, welke volledig in handen blijft van de melkproducenten (EMB),ter gebruik van beheer en opkoop van melkoverschotten bij invallende prijzen voor melk.
4. Er moet een juridische basis opgericht worden die toelaat dat producenten zich groeperen als samenwerkende producenten op landelijk niveau of zelfs groter.
Eisen op korte termijn :
1.Onmiddellijke instelling van superheffing vanaf de eerste liter per bedrijf zelfs wanneer het nationaal quotum niet vol is.
mogelijkheid tot vrijwillig bevriezen van maximaal 10% van de persoonlijke referentie (quotum), en deze wordt voorlopig uit het nationaal quotum gehaald zodat een andere producent deze “bevroren liters” niet kan produceren. Deze bevroren liters kunnen vergoed worden zowel door geld komende van Europa (geld voorzien voor exportsubsidies) of van plaatselijke superheffing.
Contact : 0479 / 520533 (Vlaamstalig)
0497 904547 (Fr, All.)
Charleroi 9/10/9 : Solidarité paysanne avec FGTB et CSC.
Manifestation pour la crise à Charleroi : Soutien des paysans par MIG & FUGEA, le 08 Octobre 2009.
Une délégation du MIG et de La FUGEA sera présente à la manifestation de la CSC et FTGB : "PAYER LA CRISE DEUX FOIS: NON !" à Charleroi ce vendredi 8 Octobre.
Don de lait et présence de paysan(ne)s avec quelques tracteurs.
Rendez-vous pour les tracteurs à 11H30 Rond Point Ma Campagne à Loverval et à 12H à la Place du Manège de Charleroi.
La crise due à l'ultra-libéralisme politique est la cause des dégâts sociaux en sidérurgie, textile et en agriculture.
Même cause, mêmes effets, même combat...
Rejoignons-nous dans la lutte.
Bienvenus à tous.
Contact presse et paysans : Eric Wyngaert 0478 338338
Lait/Communiqué ECVC suite au Conseil des Ministres du 5/10 et forte mobilisation EMB / MIG / FUGEA
Crise laitière : L’UE se trompe en pariant sur la résignation des producteurs
Comme on pouvait le craindre, la réunion extraordinaire du Conseil Agricole UE sur la crise laitière s’est terminée sans résultat.
Tandis que les producteurs de lait européens manifestaient leur colère et leur détermination devant le bâtiment du Conseil à Bruxelles, il semble que les Ministres aient décidé de laisser pourrir la situation. Ils ne veulent toujours pas réguler la production.
Ce n’est pas la mission confiée à un groupe intergouvernemental présidé par le directeur de la DG AGRI et chargé de faire des propositions… en juin 2010 qui va régler la crise laitière.
Les éleveurs ne peuvent plus attendre.
La Coordination Européenne Via Campesina renouvelle son appel du 16 septembre à la réunion d’un sommet européen des Chefs d’Etat pour modifier le mandat de juin dernier à la Commission Européenne.
Il n’y aura pas de solution à la crise laitière tant que les décisions de la réforme lait 2003 et du bilan de santé de novembre 2008 n’auront pas été modifiées.
Parier sur la résignation des producteurs, choisir la restructuration et la contractualisation, qui ne va laisser que des exploitations de plus en plus industrialisées en contradiction avec les défis climatiques, environnementaux, et le défi de l’emploi serait une grave erreur.
Penser que les paysan(ne)s doivent disparaitre comme les mineurs ou les sidérurgistes, penser que c’est maintenant à l’industrie et aux pays à bas coûts de nourrir la population est une grave erreur. La crise globale liée aux politiques de dérégulation néolibérale des dernières décennies n’est-elle donc pas assez forte pour nos gouvernements ?
Contrairement au COPA et aux affirmations de la Commissaire, nous ne réclamons pas de nouvelles aides, mais un prix du lait juste.
Les paysans européens, qu’ils produisent du lait ou autre chose, doivent donc rester mobilisés. Il en va de leur existence.
Les consommateurs européens doivent rester solidaires : il en va de leur alimentation.
La Coordination Européenne Via Campesina appelle tous les élus, des maires aux députés européens, à intervenir pour défendre les intérêts des leurs citoyens et de leurs territoires.
Gérard Choplin , bureau ECVC à Bruxelles (FR/EN/DE) +32 473 257378
Pour la Belgique : FUGEA Xavier Delwarte +32 (0) 476 423902
ECVC - Rue de la Sablonnière 18 – 1000 Bruxelles tel +32 2 217 31 12-
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Appel pour la manifestation européenne du 5/10/9 et actions ce vendredi 2 Octobre 2009
Mobilisation européenne pour un changement radical des politiques européennes
A la demande de 20 pays (dont la Belgique), signataires d’une déclaration commune sur la crise laitière, une réunion informelle du Conseil des ministres européens de l’Agriculture est organisée à Bruxelles ce lundi 5 octobre. Cette réunion vise à préparer le Conseil européen de l’Agriculture des 19 et 20 octobre prochains au Luxembourg.
La « déclaration des 20 » intervient en réponse au mouvement européen de grève du lait.
Pourtant, elle ne remet pas véritablement en cause le démantèlement de la politique laitière actuelle, n’envisageant qu'une « régulation » du marché par la contractualisation. Cette vision de la « régulation » n’est pas celle que nous défendons : loin de rééquilibrer les « rapports de force » (foncièrement déséquilibrés) entre producteurs agricoles et industriels, la contractualisation aujourd’hui promue par le COPA, une majorité d’Etats membres et par la Commissaire, ne fera au contraire que renforcer leur déséquilibre, à l’avantage de l’industrie et de la grande distribution.
Si la réunion du 5 octobre se limite à cette vision de la « régulation », aucune avancée réelle ne pourra être initiée pour résoudre de manière durable la crise des producteurs laitiers européens.
Les producteurs restent donc plus que jamais mobilisés.
En lieu et place de la « régulation » proposée par les 20, les producteurs en appellent à une nécessaire REGULATION DE LA PRODUCTION. Pour l’EMB (European Milk Board) et ECVC (Coordination européenne Via Campesina), cette régulation des volumes de lait constitue un préalable indispensable.
Par ailleurs, ce 29 septembre, à l’occasion de la commission « agriculture »du Parlement européen, la Commission européenne a une fois de plus fait preuve d’idéologie ultralibérale, interprétant la remontée actuelle des prix du lait sur les marchés spot comme le signe révélateur d’une amélioration de la situation des éleveurs !
S’agit-il d’une méconnaissance ou de manipulation ?
En effet, plusieurs mois seront nécessaires avant que ces hausses de prix se traduisent par une remontée significative des prix d’achat du lait aux producteurs. Surtout, ces augmentations sont très insuffisantes pour permettre un prix rémunérateur (couvrant les coûts et le travail) de la production laitière.
Dans le même temps, la Commission a confirmé ses orientations actuelles, réaffirmant sa politique de restitutions à l’exportation et prolongeant, « par vigilance », le mécanisme de l’intervention pour le beurre et le lait en poudre et la restructuration.
Comme l’ont eux-mêmes diversement souligné de nombreux députés européens, les réponses actuelles privilégiées par la Commission européenne sont inadaptées, indécentes et inacceptables.
Compte tenu de l’autisme persistant de la Commission européenne et chefs d’Etats européens, la MIG (EMB), avec le soutien de la FUGEA (ECVC), vous invite à participer à une manifestation européenne de l’EMB ce lundi 5/10/09 à Bruxelles. Un millier de tracteurs sont attendus et des milliers de personnes.
Départs pour les tracteurs à 7h30 Soummagne (Lg), 8h à Ciney, Tinlot et Hacquegnies (Hainaut).
Bon conseil pour les non manifestants, évitez la voiture sur Bruxelles ce lundi.
Début de la manifestation à midi au rond point Schuman. Les tracteurs se rassemblent au cinquantenaire et rond point Schuman.
Nous attendons vivement ce lundi un message clair en faveur de la régulation de la production de Mme Laruelle (MR), des chefs d’Etats européens, des Ministres de l’agriculture ainsi que de M. Barroso, Président de la Commission, pour une solution durable à la crise du lait.
Afin d’expliciter nos positions aux citoyens, nous serons également présents ce vendredi 2/10 dans 5 villes wallonnes : nous réaliserons une « ferme en ville », sans entrave à la circulation, afin de dialoguer avec les citoyens / consommateurs et leur expliquer l'importance du 5 octobre pour notre avenir.
Venez !
De plus, la plateforme des ONG rassemblant SOS FAIM, CNCD, OXFAM, Entraide, FIAN, Greenpeace,… ont créé une pétition http://www.omdm.be/lait qui a déjà rassemblé 2755 signataires en soutien à nos actions.
Les efforts engagés dans la concertation des pouvoirs politiques belges et européens commencent à porter leurs fruits.
Ce mercredi fut marqué par des nouvelles avancées. Ce mercredi matin, la crise laitière était le premier point à l’ordre du jour de la rentrée du parlement wallon. Près de deux heures de débat riche. Le ministre Benoit Lutgen et tous les autres députés tous les partis confondus ont déclaré qu’il fallait porter à l'Europe un message unique, tant au niveau des agriculteurs que du monde politique. Il a également souligné une nouvelle fois qu'il était favorable au maintien des quotastant qu’un autre système de régulation n’était pas mis sur pieds.Pour lui, c'est toute la vision européenne -voire mondiale- du monde agricole qui doit changer/évoluer, cela tout en modifiant les normes de l'Organisation Mondiale du Commerce ultralibérales.
Cet après-midi, la présidence Suédoise a annoncé officiellement qu’une réunion extraordinaire des ministres européens de la commission agricole était programmée pour ce lundi 5 octobre vu la crise du secteur laitier.
Les propositions de la commission de jeudi dernier visant à faciliter les aides à la reconversion pour les producteurs, via des rachats de quotas ainsi que le système de négociation ont été jugées insuffisantes par 19 pays européens menés par la France et l'Allemagne.
Suite à ces nouvelles, la MIG et la FUGEA vous convient à une conférence de presse ce jeudi 24 septembre à 15h à l’Hôtel Charlemagne de Bruxelles (Boulevard Charlemagne 25-27 à 1000 Bruxelles).
Nous vous communiquerons nos revendications qui seront proposées lors de la réunion extraordinaire des ministres européens de ce 5 octobre.
Nous dévoilerons également l’incidence de cette décision sur les modalités de la grève du lait en Belgique et en Europe.
Depuis l'appel à la grève européenne du lait lancé le 10 septembre, les épandages de lait et les actions pour dénoncer la crise d'un secteur en surproduction se sont multipliés, en Belgique, en France, en Suisse, en Autriche, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Italie. Le mot d’ordre de L’EMB est clair, il faut maintenir la pression.
Merci de confirmer votre présence via notre contact presse
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Pour plus d’informations, vous pouvez nous joindre au numéro : 0473 / 347 149
ECVC / Lait: Le Conseil Agricole UE du 5 octobre 2009 doit engager la régulation de la production
Lait : Le Conseil Agricole UE du 5 octobre doit engager la régulation de la production
Une réunion informelle du Conseil Agricole, sans pouvoir de décision, va se réunir le 5 octobre, sous pression des multiples actions des producteurs de lait, et à la demande de 20 pays qui ont publié une déclaration commune sur la crise laitière.
Cette déclaration ne remet pas vraiment en cause la politique laitière actuelle et n'envisage qu'une pâle régulation du marché, sans invoquer la nécessaire REGULATION DE LA PRODUCTION, qui en est le préalable. Si la réunion du Conseil s’en tient à cette vision, il n’y aura pas d’avancée. Les producteurs doivent donc rester mobilisés.
Comme la Commissaire s'appuie sur le mandat du sommet Européen de juin dernier pour faire ses propositions, seul un nouveau Sommet Européen sur la crise laitière et agricole pourra donner un autre mandat à la Commission pour modifier les décisions erronées prises en 2003 et 2008.
La Coordination Européenne Via Campesina demande donc au Conseil Agricole informel du 5 octobre de proposer aux Chefs d’Etat un vrai changement immédiat de politique laitière.
Depuis 15 ans le leitmotiv de l'UE est de s'adapter au marché. Mais lorsque la demande laitière baisse, l'UE refuse de diminuer la production pour rejoindre la demande. Cela veut dire que l'objectif de l'UE n'était pas l'adaptation au marché, mais la soumission de la production à un aval oligopolisé qui pressure les prix à la production, et la restructuration accélérée de la production: l'UE saigne le monde rural de ses paysan(ne)s et ose parler de développement rural, tandis que des projets de très grandes exploitations laitières fleurissent.
Regardons ce qui se passe en Suisse, où les quotas laitiers ont été supprimés. La régulation de la production par les quotas y a été remplacée par une contractualisation privée entre laiterie et producteur, où les contrats stipulent l'interdiction de la grève de livraison. Le prix est aussi trop bas en Suisse et les producteurs sont aujourd'hui en « révolte paysanne » comme dans l'UE.
L'UE ne doit donc pas suivre l'exemple de la politique laitière suisse. Elle doit adapter les quotas laitiers à la demande, les répartir mieux entre les régions, les pays, les producteurs afin d'obtenir un prix du lait rémunérateur et de développer une production paysanne durable, économe en intrants, et multifonctionnelle.
La politique actuelle marche sur la tête et reste incomprise des consommateurs et des contribuables. Ils se demandent pourquoi l'UE importe tant de soja (dégâts environnementaux et sociaux en Amérique latine, problème des OGM), qu'elle transforme en lait, puis en poudre de lait (énergivore), qu'on exporte avec des aides payées par les contribuables (dumping nuisible au pays tiers). La déclaration des 20 n'en parle pas et veut au contraire augmenter ces aides !
L'issue de la crise n'est pas, comme le suggère la déclaration des 20, de copier les instruments mis en place dans le secteur des fruits et légumes et du vin, deux secteurs dans une situation très difficile et en pleine industrialisation.
La Coordination Européenne Via Campesina a publié ce printemps des propositions de sortie de crise. Elle demande au Conseil Européen et au Conseil Agricole du 5 octobre de les prendre en compte avant qu'il ne soit trop tard pour une grande partie des producteurs de lait.
Les politiques belges et européennes ont les cartes en mains
Afin de trouver une sortie positive pour les producteurs et consommateurs, au plus vite, la MIG (EMB) et la FUGEA ont rencontré ces deux derniers jours les responsables politiques au niveau fédéral, wallon et européen. La grève du lait se renforce en Europe de jour en jour et s’éternise, bien malgré nous, sans réponse européenne suffisante.
Nous avons mis beaucoup d’énergie ces derniers jours à faire connaître notre position au monde politique et à les convaincre. Nous avons pu exposer nos revendications (voir site EMB) : création d’un organe de régulation européen de gestion de l’offre et la demande.
Un échange de vue serein a pu enfin avoir lieu avec Mme Laruelle ce matin et avec M. Rudy Demotte et M. Lutgen cet après-midi afin de trouver des ouvertures au niveau national, régional et européen.
Vu l’ampleur du désastre dans le milieu agricole, nous avons demandé à Mme Laruelle de répercuter notre demande à notre premier Ministre belge, Van Rompuy, afin que la Belgique demande aux pays en grève : Belgique, France, Luxembourg, Autriche, Luxembourg, Allemagne, Pays-Bas de tenir une réunion européenne extraordinaire des chefs d’états et premier ministre afin de débattre de nos propositions.
Notre demande est de programmer en urgence cette réunion afin de stopper la grève au plus vite pour soulager les producteurs/éleveurs. Du côté wallon, nous avons demandé leur position sur l’outil de régulation que nous leur proposons (pas la contractualisation). La responsabilité de la grève est aujourd’hui dans les mains des politiques belges et européennes.
Ce 21 septembre, nous avons pu rencontrer le chef de cabinet adjoint de M. Barroso, responsable agriculture, nous lui avons demandé une réorientation des politiques libérales actuelles et nous attendons une réunion exceptionnelle des ministres européens de l’agriculture à très court terme. Il a accepté de pousser notre position auprès du président de la Commission. La commission agriculture du Parlement européen se réunira ces 29 & 30/9/9, nous leur demandons de débloquer la situation.
Nos revendications sont bien comprises et soutenues par 2000 personnes : paysans, citoyens / consommateurs réunis ce mardi soir à Ciney. Les échos sont très positifs concernant nos objectifs qualifiés de « louables » ainsi que sur notre forte détermination.
Grève du lait : Appel de solidarité aux citoyens. Portes-ouvertes.
Epandage massif de lait prévues, ce samedi à 15h à Nandrin - le long de la N 63 hauteur du carrefour des quatre bras. A Chimay – à hauteur Zoning de Bailleux.
D’autres actions sont prévues mais les endroits exactes sont à communiquer
Samedi 19 septembre à 20h, au Marché Couvert de Ciney, nous organisons une grande réunion des producteurs. Nous donnerons le programme des prochaines actions et ferons le point sur la situation en Belgique et en Europe.
Ce week-end, nous souhaitons vraiment lancer un appel de solidarité aux citoyens.
Nous demandons à tous les citoyens de venir à la rencontre de producteurs et manifester leur soutien par un geste, une parole. Pour l’occasion, nous ouvrirons les portes de 6 fermes laitières en Wallonie ce dimanche 20 septembre de 10h à 18h. Nous participerons également à Bruxelles Champêtre.
Nous voulons accueillir les citoyens pour leur faire part de notre situation. Nous voulons communiquer directement avec eux et leur expliquer les raisons de notre détresse. Depuis le début de la grève du lait, les consommateurs sont invités à venir chercher le lait gratuitement en ferme. Ce sera également le cas ce dimanche. Des animations pour les enfants seront organisées et il sera possible de se restaurer sur place. De nombreux messages d’encouragement sont laissés sur les Forums. Notre souhait est de créer un forum grandeur nature entre producteurs et consommateurs.
Ces actions sont importantes car elles encouragent les producteurs à tenir bon et ne pas baisser les bras. Assurer la survie des exploitations européennes, c’est assurer notre avenir à tous, producteurs et consommateur !
Voici les listes des fermes qui participeront à l’action :
ARLON : Ferme Familiale PASTORET rue Klimetigen 46 à Sterpenich 063/572 291 Contact : Victor Thieness 0495/27 11 85
NAMUR : Ferme Champignole – Famille Burniaux -rue de la brasserie 20 à 5600 Surice 0477/395 348 Contact : Urbain Moureaux 0479 25 94 49
LIEGE : Ass HENRARD Louis-Marie et Patrick, sur la commune 9, 4751 Battice à Herve 087/678 731 0497/763 142 Contact : Christian Wietz 0474 72 65 95 Fermes de Marc DUBOIS et de Mr Léon OERLEMANS de Vervoz (fête Agri-charme), rue de Vervoz n° 4 et n° 8 - 0474/31 97 30
HAINAUT : Chez Mr et Mme Bernard et Laurence Roullin 51, rue des Monts 6120 Nalinne à Ham/sur/Heure. Tel : 0495/36 92 63 Contact : Eric Wyngaert 0478 33 83 88
BRUXELLES : à Bruxelles champêtre. Av. Tervuren entre Montgomery et Cinquentenaire. Contacts : Guy Francq 0497 344 622 et Xavier Delwarte 0476/423 902
Contact : Mme THIRY 0473 347 149
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La situation des producteurs laitiers européens ne cesse de se dégrader avec des prix en-dessous de notre coût de production et cela sans même compter notre coût-travail.
Les producteurs sont de plus en plus nombreux à rejoindre la grève du lait en Belgique mais aussi en France, Suisse, Pays-Bas, Autriche, Allemagne et Luxembourg.
La Commission Européenne et le conseil des Ministres s’obstinent dans la libéralisation du marché laitier et de tout le secteur agricole (le sucre p.ex. a déjà été libéralisé avec ses conséquences très négatives dans le secteur paysan et industriel). Les réponses de la Commissaire Boel vont en contresens de nos propositions.
Mme Boel ne veut plus reconduire son mandat en tant que Commissaire européen. C’est pour nous une première victoire de la « Grève du lait » menée en Europe. La contractualisation prônée par la Commissaire et le COPA favorisent l’agroalimentaire et non les paysans.
Nous demandons à la future Commission et le ou la futur(e) Commissaire ainsi qu’aux représentants belges à l’Europe (députés et Ministres) de prendre en compte nos revendications dont la régulation des marchés encadrée par les pouvoirs publics qui doit remplacer le libre marché prôné par l’Europe et soutenu par les groupes européen PPE et ALDE et S&D.
Nous rappelons notre demande de Libramont adressée à Mme Laruelle : organiser « toute » la profession autour de la table et d’influencer les décisions au niveau européen en faveur de la régulation et non le libre marché et la libéralisation. Aucune réaction, ni de proposition concrète nous viennent du côté fédéral suite aux actions menées dans le cadre de la grève du lait. Mme Laruelle se cache derrière les positions passéistes du Boerenbond et de l’agroalimentaire et les défend mêmes en réunion de commission. Les agriculteurs en grève ont très mal reçu ce message et ils lui demandent une dernière fois de se ressaisir rapidement.
Il faut réduire le volume de production rapidement avant que d’autres suicides ne surviennent. Depuis le début 2009, la Commission européenne tente de stabiliser le marché en réintroduisant les restitutions à l’exportation et le stockage de quantités considérables de beurre, lait et produits laitiers. Bien que ces mesures aient déjà coûté plusieurs centaines de millions d’euros, elles n’ont pu empêcher la chute des prix du lait citée ci-dessus mais ont par contre cassé les marchés de nos collègues paysans au sud.
Il incombe au pouvoir politique et aux éleveurs la responsabilité commune d’engager des mesures pour une production laitière en Europe qui soit d’avenir et couvre tout le territoire. Il est ici question de valeurs de dimensions sociales telles que sécurité d’approvisionnement, qualité des aliments, durabilité, souveraineté alimentaire et préservation d’un espace rural vivace.
En engageant les mesures décrites, le pouvoir politique peut durablement instaurer les conditions cadres garantissant des prix rémunérateurs aux producteurs et ainsi assurer la survie des exploitations mais également assurer une stabilité des prix, une haute qualité et une stabilité en approvisionnement aux consommateurs.
Pour plus d’informations, vous pouvez nous joindre aux numéros :
Suite aux centaines de soutien reçus par mail, téléphone ou au détour des marchés et des protestations, ainsi que les demandes d'actions concrètes des citoyens, la MIG et la FUGEA proposent aux citoyens de consommer autrement et d'afficher cette affichette ci-jointe dans leurs voitures et domiciles.
Beaucoup de citoyens nous demande des adresses de grévistes. Nous ne pouvons afficher les adresses de tous les grévistes pour différentes raisons mais vous les reconnaitrez facilement car ils sont des affiches devant leur ferme.
Vous êtes nombreux à vouloir court-circuiter la grande distribution en achetant du "lait cru frais" en filière courte (NON UHT).
La situation des producteurs laitiers européens ne cesse de s’empirer avec des prix en-dessous de notre coût de production et cela sans même compter notre coût-travail.
La Commission Européenne et le conseil des Ministres s’obstinent dans sa libéralisation du marché laitier et tout le secteur agricole (le sucre p.ex. a déjà été libéralisé avec ses conséquences négatives).
Les producteurs sont de plus en plus nombreux à rejoindre la grève du lait en Belgique mais aussi en France, Suisse, Hollande, Autriche, Allemagne et Luxembourg.
Nous accusons réception de la volonté de Mme Boel de ne plus reconduire son mandat en tant que Commissaire européen. C’est pour nous une première victoire de la « Grève du lait » menée en Europe. (Voir article publié à Libramont sur les 10 raisons de ne plus reconduire la Commissaire.)
Nous demandons à la future commission et le ou la futur(e) Commissaire de prendre en compte nos revendications et que la régulation des marchés encadrée par les pouvoirs publics remplace le libre marché. Nous espérons également que le Président Emmanuel Barroso de la Commission menant des politiques de libéralisation suivra le bon chemin pris par la Commissaire.
Les Ministres de l’agriculture belge présents au Conseil des Ministres doivent revoir leur position et proposer des orientations en phase avec nos recommandations.
Nous ne voulons pas des subsides à l’exportation proposé par la Commission ceux-ci noient les marchés des paysans du tiers monde.
Vu la situation catastrophique dans laquelle se trouve les paysans, les producteurs n’ont pas d’autre choix que de durcir leurs actions… C’est pourquoi, le MIG avec le soutien de la FUGEA a décidé d’organiser un épandage de 3 millions de litres de lait paysan ce mercredi vers 14H30 à Ciney ( sur la N4 entre Ciney et Marche-en-Famenne).
En parallèle, les distributions de lait gratuite ou à « prix volontaire » se poursuivent. Des Homes, écoles, marchés, restaurants se sont déjà fournis en lait cru fermier.
Les producteurs de lait tiennent vraiment à informer le public qu’ils ne veulent pas le prendre en otage. La grève du Lait est l’action de la dernière chance. Ils ne veulent pas obtenir une indemnisation temporaire mais bien une solution viable à long terme. Ils tiennent à assurer leur avenir, l’avenir de tous les producteurs laitiers mais aussi de tous ceux qui souffrent du marché libéralisé. Ils veulent changer le système et travailler pour un prix équitable pour TOUS.
Pour plus d’informations, vous pouvez nous joindre au numéro :
Assemblée des producteurs laitiers de Ciney ce jeudi 10 septembre
La grève du lait est votée à l’unanimité
« Lorsque nous avons réservé cette grande salle, pouvant accueillir 1.000 personnes, pour initier le mouvement de grève du lait, on nous a dit que jamais nous n’y parviendrions. Mais nous y sommes parvenus ».
C’est en ces termes qu’Erwin Schöpges, Président de la MIG, organisation belge membre de l’EMB (European Milk Board), a initié la réunion de lancement officiel de la grève du lait, ce 10 septembre 2009 en soirée, à Ciney.
Plus de 1.000 producteurs se sont en effet déplacées pour entendre tour à tour des représentants de la MIG issus de toutes les provinces, des représentants de l’EMB du Luxembourg et de la France, ainsi qu’un représentant d’Oxfam, s’exprimer sur l’initiative de la nécessité de la grève du lait.
Crise laitière: la Coordination Européenne Via Campesina soutient les producteurs de lait en grève et appelle à des actions complémentaires.
La crise laitière s'aggrave dans l'Union Européenne. L'inertie et l'absence de volonté politique des gouvernements et de la Commission Européenne engendrent la colère et le désespoir des producteurs[1]. Dans ce contexte, une grève du lait est lancée ce jeudi en France, à l'initiative du European Milk Board.
La Coordination Européenne Via Campesina soutient et soutiendra les producteurs et productrices de lait en grève.
Elle appelle les organisations paysannes à entreprendre des actions de blocage des laiteries, des usines de fabrication de poudre de lait, ainsi que des centres de stockage de poudre de lait (pour éviter un déstockage briseur de grève).
Crise laitière : un Conseil Agricole UE irresponsable
L’échec du Conseil Agricole du 7 septembre sur la crise laitière montre que les gouvernements n’ont pas encore compris les enjeux de cette crise, que nous avons expliqués dans notre lettre ouverte à l’UE du 1er septembre.
LA COMMISSAIRE EST DESAVOUEE PAR LES DEPUTE(E)S ET PAYSAN(NE)S !
Pour la première commission Agriculture, le Parlement européen a reçu de façon exceptionnelle les représentants de l'EMB (European Milk Board) et de ECVC suite aux fortes mobilisations paysannes de Bruxelles et Strasbourg.
Les députés ont refusé à la grande majorité, catégoriquement, les propositions de la Commission européenne.
Les députés jugent les propositions de la Commissaire inadéquates vu le caractère exceptionnel de la crise et certains parlent même de propositions "choquantes". En effet, la restructuration proposée par la Commissaire, c'est-à-dire l'élimination des paysans est inacceptable de la part d'une Commissaire de l'agriculrure européenne.
Le COPA suit la même ligne que la Commission en proposant la hausse de l'augmentation des restitutions à l'exportation (qui favorise surtout l'agroalimentaire et les transnationales).
Les propositions formulées par ECVC et EMB ont bien été reçues par les députés. Le Président de la commission AGRI, l'Italien Paulo De Castro a terminé la séance en demandant à la Commission européenne d'autres propositions réalistes et concrètes pour le 2 septembre 2009.
Une délégation paysanne wallonne et européenne est venue assister à la séance de la COMAGRI.
Un succès pour nos mouvements paysans qui nous donne une lueur d'espoir... dans le marasme actuel.
Voici le communiqué prononcé par La Fugea à cette occasion pour ECVC.
17 juillet 2009 Crise laitière : La nouvelle Commission Agricole du Parlement Européen auditionne EMB et ECVC lors de sa première réunion mardi matin 21 juillet.
Le Parlement européen écoute les Voix paysannes. La Commissaire persiste !
Suite à la manifestation de Strasbourg, où près de 1500 paysan(ne)s ont défilé dans les rues autour du Parlement Européen qui était en session constitutive (élections européennes de juin 2009).
La Manifestation s'est déroulée sans heurt avec les paysans à pied, vaches, tracteurs.
Des paysans de Wallonie, France, Espagne, Suisse, d'Allemagne et d'Autriche avaient fait le déplacement et ont protesté vivement contre la politique européenne libérale.
La (DPR) Déclartion de Politique Régionale reprend :
L'affirmation du principe de Souveraineté alimentaire, le maintien de la PAC post 2013, la défense de prix stables & rémunérateurs, un plan de soutien spécifique pour le lait, l'introduction de la dégressivité et plafonnement des aides, les effets pervers du libre marché, la défense et promotion des produits locaux (introduction des produits dans les écoles et administrations) et favoriser l'installation des jeunes sont repris dans le projet de DPR.
Cette DPR reprend les grandes lignes de notre programme et revendications.
Nous nous en réjouissons.
C'est un bon début.
On attend une mise en oeuvre rapide de certains de ces points notamment au niveau fédéral et européen afn de sortir de la crise laitière actuelle que connait le secteur.
pour des prix agricoles qui couvrent les coûts de production pour une nouvelle politique laitière européenne pour une nouvelle Politique Agricole et Alimentaire Commune
Rassemblement laitier le 14 juillet au Parlement européen à Strasbourg
Ce n’est plus un secret pour personne depuis nos protestations à Bruxelles : la situation des producteurs de lait européens est devenue invivable économiquement et psychologiquement en raison des prix d’achat du lait largement inférieurs aux coûts de production pour une majorité d’entre eux. En Belgique, le prix de base d’achat du lait aux producteurs avoisine les 18 à 19 cts € le litre pour un coût de production moyen de 33 cts € sans paiement de la main d’œuvre !
Afin de dénoncer les pratiques de dumping pratiquées par le HARD DISCOUNT (ALDI, LIDL principalement) sur le lait, nous invitons les gérants à déstocker tous les produits laitiers (lait entier et démi écrémé, fromages, lait pour café, produits transformés à base de lait).
" Une gestion de l’offre pour des prix justes…au plus vite. "
« Assurer un niveau de vie équitable à la population agricole ». Cet objectif constitue l’un des fondements mêmes de la PAC depuis son origine. Une formule pourtant bien creuse pour les producteurs laitiers européens, confrontés depuis près d’un an à des prix du lait largement inférieurs aux coûts de production pour une majeure partie d’entre eux.
Action organisée à l’initiative de l’EMB et de la MIG (membre de l’EMB) Avec le soutien de la FUGEA (ECVC) et de l’ABS
Appel à tous les producteurs laitiers belges et d’Europe
Lors de notre manifestation à Bruxelles le 25 mai dernier, 1800 producteurs laitiers européens étaient présents, une délégation a été reçue par les ministres européens de l'agriculture ou nous avons pu leur faire part de nos revendications (flexibilité des quotas, régularisation de l'offre, réduction de 5% des quotas,...). Suite à la réponse donnée de vive voix par la commissaire européenne Madame Fischler-Boel devant tous les manifestant en nous annonçant que « la baisse des prix n'est pas la conséquence de l'augmentation des quotas mais est bien due à la diminution de la consommation », nous continuons notre lutte pour un prix rémunérateur juste et équitable avec une gestion de l’offre ces 18 et 19 juin lors du sommet européen des chefs d’Etats et de gouvernements (Sarkozy, Merkel, Van Rompuy,...).
Quels engagements pour une agriculture paysanne durable ?
Positions des quatre grands partis démocratiques francophones sur 10 enjeux agricoles majeurs
Le 7 juin 2009, nous iront toutes et tous voter pour élire nos représentants au sein du Parlement européen et des parlements régionaux. Ces élections européennes et régionales sont importantes pour l’avenir de l’agriculture wallonne, pour deux raisons. D’une part, les conditions de travail et de vie de nos agriculteurs sont avant tout déterminées par les décisions européennes, plus particulièrement à l’échelle de la PAC. Or si le Parlement européen ne joue à ce jour qu’un rôle consultatif dans le processus décisionnel de la PAC, ce rôle peut influencer le vote final des Ministres européens sur les propositions législatives émises par la Commission européenne (seule institution européenne habilitée à formuler ces propositions, comme l’illustre par exemple la hausse des quotas laitiers). De plus et surtout, si le traité de Lisbonne entre finalement en vigueur, les compétences du Parlement européen seront élargies pour tous les actes législatifs relevant du domaine de l’agriculture: le Parlement co-décidera sur un pied d’égalité avec le Conseil des ministres. D’autre part, depuis la régionalisation de l’agriculture belge (2003), les modalités d’application des décisions européennes en matière d’agriculture sont dans notre pays principalement définies à l’échelle des Régions. Or si la marge de manoeuvre laissée aux Régions est globalement limitée dans ce cadre (les grandes orientations de la PAC doivent impérativement être respectées), elle n’est pas négligeable. Surtout en ce qui concerne les politiques de développement rural (second pilier).
Afin de mieux cerner les engagements des quatre grands partis démocratiques francophones en matière d’agriculture, la FUGEA a soumis à leurs représentants un « Questionnaire paysan spécial élections 2009 », portant sur 10 enjeux agricoles majeurs. Les quatre formations politiques se sont prêtées à l’exercice. Nous reproduisons ci-après leurs réponses respectives dans leur intégralité. L’occasion pour chacun(e) de voter un peu mieux informé(e), dimanche prochain. Par ailleurs, le même questionnaire a aussi été envoyé aux quatre grands partis démocratiques néerlandophones. Seul le CD&N a répondu présent. Ses réponses sont également reproduites ci-après dans leur intégralité.
Paysannement vôtre,
Bonne lecture.
Louis Nicodème, Philippe Duvivier, Xavier Delwarte et Stéphane Parmentier
Namur / Elysette / Le lait reste vache pour nos producteurs. À qui la faute ?
En novembre 2007, les producteurs de lait belges gagnaient en moyenne près de 45 € cts pour chaque litre de lait vendu (prix de base). Le plus haut niveau de prix atteint en 2007. Des prix de rêve ! Mais très vite, les éleveurs laitiers ont du déchanter : les prix ont commencé une descente aux enfers, aussi longue que constante. Non contents de perdre 30 % de leur valeur en 8 mois (environ 33 € cts le litre en juin 2008), ils ne cessent de baisser depuis lors. Aujourd’hui, les producteurs laitiers belges ne perçoivent plus que… 18 € cts le litre en moyenne. Un prix très inférieur aux coûts de production moyens des exploitations laitières, estimés en Belgique à environ 33 € cts pour des fermes laitières spécialisées. Une situation réellement catastrophique pour le secteur. Dans ce contexte, la FUGEA s’est mobilisée à de nombreuses reprises, depuis un an, pour contribuer à résoudre la crise.
BREF COMPTE-RENDU de notre manifestation commune FUGEA & FJA Hauts pays
Voir ci-dessous le BON COMMUNIQUE DU MINISTRE LUTGEN QUI VA DANS LE SENS DE NOTRE MESSAGE DIFFUSE CE JOUR LORS DE L'ACTION AU POSTE FRONTIERE DE HENSIES/POMMEROEUL et par voie de presse et mails.
Près de 50 tracteurs étaient présents et une centaine de personnes.
VOIR LES JT de la RTBF, RTL et de Télé MB de ce soir qui relateront le coup de force paysan. La radio RTBF était également sur le point chaud. La presse écrite Courrier de l'Escaut, la DH, La Voix du Nord était aussi présents.
Distribution des tracts de la FJA et FUGEA au poste frontière.
D'autres actions pour un prix rémunérateur du lait avec d'autres mouvements sont prévus pour ce lundi.
Communiqué de Presse
Commission LAIT FUGEA
Pour des revenus rémunérateurs
La situation des producteurs de lait européens continue de se dégrader. Les prix moyens auxquels les laiteries leur achètent le lait ne cessent de baisser. En Belgique, ces prix figurent parmi les plus bas d’Europe. Ils sont aujourd’hui de l’ordre de 18,5 / 19 € cts le litre (prix de base). En comptant l’Aide Directe Laitière (environ 3,5 cents le litre depuis 2006 pour les détenteurs d´un quota au 31 mars de la même année), cela équivaut à 22 / 22,5 € cts le litre. Or les coûts de production de la plupart des exploitations varient entre 25 et 40 € cts, la moyenne se situant à environ 33 € cts le litre. À de telles conditions de marchés, il ne fait aucun doute que de nombreux producteurs devront arrêter la production laitière avant cette fin d’année. En Région wallonne, les estimations les plus optimistes pour le secteur s’attendent à une réduction de 10 à 15 % d’entre eux au cours de l’arrière saison. Car les prévisions n’augurent rien de bon pour les 4 ou 5 mois à venir. En raison d’une offre excédentaire, favorisée par la hausse et ainsi l’affaiblissement des quotas laitiers, et d’une stagnation de la demande européenne, et de stocks privés importants, les prix en Belgique devraient continuer à avoisiner les 18,5 € cts le litre au cours de cette période.
La nécessité d’une gestion de l’offre européenne est urgente.
Le marché de la pomme de terre n’est pas soutenu par la PAC, ni par une OCM (Organisation Commune de Marché. Cette situation est bien connue de la profession et faisait partie des règles du « libre » marché. Les droits sont maintenant activés par la pomme de terre, comme les céréales, les betteraves,… Cette nouvelle donnée perturbe l’équilibre entre la production et les débouchés potentiels. On peut raisonnablement s’attendre à ce qu’un nouvel équilibre s’installe dans quelques années. Mais il est important que dès aujourd’hui, les producteurs prennent dès à présent leur sort en main et ne restent pas inertes devant les contraintes et volatilité du marché. Tout le secteur en profitera.
Dans ce contexte, la FUGEA (Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs), en partenariat avec le SPW (Service Public de Wallonie), organisaient une conférence débat le 1er avril à Ath, dans les locaux du CARAH. Objectif : analyser contexte et poser les bases d’une mise en marché collective des producteurs de pommes de terre en région wallonne et Belgique.
La FUGEA s'est récemment illustrée en initiant, comme dans son passé avec la lutte du CAMP MILITAIRE de Marche en Famenne, par une ACTION SYNDICALE d'ENVERGURE : LE BLOCAGE DES CENTRALES D'ACHATS DE LA GRANDE DISTRIBUTION pour DEFENDRE UN PRIX REMUNERATEUR DE TOUS LES PRODUITS AGRICOLES.
Etre actif syndicalement, recevoir les infos par E-mail et les périodiques Les Voix Paysannes et la Lettre Paysanne en version papier, influencer les positions adoptées dans le cadre des réunions de concertation au Cabinet du Ministère wallon de l’agriculture, au niveau fédéral et européen, participer à des marchés paysans, participer à des formations (A,B,C), stages et Commissions agricoles de réflexion (lait, viande, environnement,…), à des voyages d'étude et de solidarité paysanne,…
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PAC / Article FUGEA diffusé dans le Sillon Belge du 8/12/8
Retour sur le bilan de santé adopté par le Conseil européen
Un peu plus des mêmes choses. Voilà résumé, pour l’essentiel, le compromis adopté le 20 novembre par les ministres européens de l’agriculture sur le bilan de santé. Si les ambitions de la Commission européenne ont été revues à la baisse, la libéralisation progressive de la PAC se poursuit, au détriment des paysans et paysannes. Analyse de la FUGEA.
Démantèlement des quotas laitiers
La Fugea salue les positions courageuses défendues par M. Benoît Lutgen. Elles ont contribué à freiner, avec celles de l’Allemagne, le rythme auquel la Commission entendait augmenter les quotas (2% par an de 2009 à 2013) ainsi qu’à contraindre la Commission à publier deux rapports d’évaluation, en 2010 et 2011, sur l’évolution du marché et les conditions de démantèlement des quotas. Ces rapports rendent théoriquement possible le statu quo des quotas, voire leur réduction. C’est une avancée : initialement, la Commission n’envisageait qu’un seul rapport ne pouvant déboucher que sur le maintien de la hausse annuelle d’1 %, ou sur une hausse annuelle supérieure.
La Fugea déplore toutefois l’essentiel : l’augmentation annuelle des quotas est d’ores et déjà actée pour 2009 et 2010. Cette augmentation fera pression à la baisse sur les prix aux producteurs. Quant à 2011, 2012 et 2013, un statu quo ou une réduction sont très peu probables : sans préjuger des recommandations à venir dans les rapports susmentionnés, ces recommandations ne seront en rien contraignantes.
Découplage total
La Fugea déplore également le choix d'une suppression et intégration dans le Régime du Paiement Unique, à partir de 2010 ou 2012 (selon les cultures), de la grande majorité des paiements encore couplés.
La suppression des quotas laitiers serait une catastrophe pour nos fermiers, confie Benoît Lutgen avant le sommet européen de mercredi.
Benoît Lutgen, quelle sera la position de la Belgique, mercredi, à la réunion des ministres européens de l'Agriculture sur le projet d'augmenter les quotas laitiers?
Je ne sais pas. La Belgique ne pourra s'exprimer à ce sommet de mercredi que si le ministre de l'Agriculture flamand et moi-même sommes d'accord. Ce qui est loin d'être le cas. Comme les pays du sud de l'Europe, je suis formellement opposé à la suppression des quotas laitiers. Le Nord et l'Est, plus libéraux sont pour la suppression. Notre pays est une sorte de miroir de l'Europe : une Flandre plus libérale que la Wallonie.
La Fugea dans son rôle de fédération agricole agit comme conseillère envers ses membres dans les économies d’énergies et dans la production d’énergie alternative.
Economie d’énergie
L’habitat des agriculteurs
L’habitation de l’agriculteur n’est pas très différente de celles d’autres corporations professionnelles.
Les habitations dites de fermes sont en majorité d’anciennes bâtisses qui nécessitent une réflexion particulière dans le secteur de l’isolation.
En général, pour les économies d’énergies de l’habitat agricole, les conseils sontidentiques à d’autres bâtiments du même genre
La partie professionnelle des exploitations agricoles.
Les coûts croissants de l’énergie, des équipements, des matières diverses utilisées par les agriculteurs nécessitent une remise à plat dans une réflexion profonde sur les consommations et utilisations énergétiques.
La Fugea aménage un programme informatique adapté aux régions permettant de comparer sur des statistiques très étendues les divers postes de consommations directes et indirectes d’énergie de ses membres.L’ objectif consiste à mettre en évidence les anomalies et proposer des améliorations.
Cet examen serait basé sur un plan large allant de l’économie de carburant à l’économie de consommables.
Via Campesina : Nous pouvons mettre fin à la crise alimentaire !
(Maputo, le 15 octobre 2008) Nous ne viendrons à bout de la crise alimentaire qu’en utilisant les principes de la souveraineté alimentaire et de l’agroecologie. La Via Campesina met l’accent sur ce point lors de son Congrès à Maputo qui débute l’Assemblée des Jeunes réunissant des jeunes ruraux du monde entier.
De nombreux jeunes souhaiteraient devenir agriculteurs et pratiquer une agriculture respectueuse de l'environnement, une production autonome et une commercialisation locale de leurs produits. Or, les politiques actuelles ne les encouragent pas et favorisent les méthodes de production industrielles.
Aujourd’hui, lors de la Journée Mondiale de l’Alimentation de la FAO, la Via Campesina lance un message d’espoir en pleine crise alimentaire; une crise due à un modèle d’agriculture industrielle et d’exportation allant à l’encontre de millions de paysans et de paysannes ainsi que de la population partout dans le monde.
Cette crise pourrait être résolue si ce modèle était abandonné car il exclut les petits producteurs de leurs terres, il détruit la biodiversité et l’environnement et il débouche sur la faim et la pauvreté dans le monde. La crise alimentaire est l'un des chanons les plus spectaculaires de la chaîne des crises déclenchées par le système économique néolibéral - crise climatique, crise de l’énergie, crise financière, crise de la biodiversité... Il est temps de changer de direction, en commençant par l’agriculture.
La souveraineté alimentaire offre une alternative permettant aux peuples de développer leurs propres politiques agricoles et alimentaires donnant la préférence à une production rurale locale et durable en vue d’assurer la subsistance des paysans et des paysannes.
La Via Campesina insiste sur ce message lors de sa Vième Conférence à Maputo (au Mozambique), où sont présents 600 délégués paysans et paysannes du monde entier. 60% de toute la nourriture consommée au Mozambique est importée. La famine et la malnutrition pointent dans tout le pays. Le Mozambique, comme tous les autres pays du monde, a besoin de la souveraineté alimentaire et d'aides à l'agriculture pour developer une production durable – en utilisant des moyens protégeant l’environnement- afin de nourrir sa population, développer l'emploi et de metre fin à la famine.
Aujourd’hui, lors de l’Assemblée des Jeunes, la Via Campesina met l’accent sur la nécessité de faciliter l’accès des jeunes générations à l’agriculture et aux moyens de production. La Via Campesina demande instamment aux gouvernements d’améliorer l’accès des jeunes à la terre, car le futur de l’agriculture et de la production alimentaire dépend d’eux. En d’autres termes, la crise alimentaire ne peut pas être résolue si de nombreux jeunes n'ont pas la possibilité de s'installer et pratiquer une agriculture basée sur la souveraineté alimentaire et l'agroécologie.
La crise actuelle révèle que le système alimentaire fondé sur l’importation n’est pas fiable et provoque la faim et la pauvreté.
Le mouvement paysan Via Campesina, qui regroupe et représente des millions de paysans et paysannes, tiendra sa cinquième conférence internationale à Maputo, au Mozambique, du 16 au 23 octobre 2008. Ce congrès rassemblera plus de 500 leaders paysans, hommes et femmes, en provenance de plus de 70 pays.
La délégation européenne sera composée de 50 représentants de syndicats paysans et de travailleurs agricoles.
En quinze années d'existence, la Via Campesina est devenue le premier réseau international de paysan(ne)s et de paysan(ne)s sans terre dont la voix est aujourd’hui entendue dans l’opinion publique internationale.
Organisée tous les quatre ans, la Conférence Internationale constitue l’assemblée plénière de l’organisation, où la plupart des décisions politiques et organisationnelles sont prises collectivement. Les délégué(e)s présenteront leurs analyses de la situation actuelle et les grandes lignes des débats sur les actions à venir. Le syndicat paysan du Mozambique (UNAC) accueillera cette rencontre.
Les producteurs du Sud et du Nord se battent depuis des années pour défendre un modèle de production agricole fondé sur une agriculture paysanne durable et familiale, en opposition à l’agriculture industrielle d’importation et d'exportation qui a mené à la destruction d’emplois ruraux, de communautés rurales et de l’environnement.
La crise actuelle révèle que le système alimentaire fondé sur l’importation n’est pas fiable et provoque la faim et la pauvreté. La crise financière montre une fois de plus que la « libéralisation » promue par des entités comme l’OMC a des conséquences néfastes sur les populations mondiales et que les gouvernements n’ont presque pas d’influence sur un marché dominé par la spéculation et la chasse au profit.
Les produits alimentaires et agricoles ne sont pas une simple marchandise. Ils requièrent des politiques publiques de régulation. Pour les paysans européens il est urgent de réorienter la Politique Agricole Commune vers une politique légitime, juste, durable et solidaire qui maintient l’agriculture sur les territoires et qui ne fait pas de dumping sur des marchés tiers.
Voici venu le temps pour de nouvelles politiques agricoles ayant comme priorité la production alimentaire de proximité, une agriculture durable peu consommatrice d’énergies fossiles et un renforcement des organisations de paysans et paysannes.
Contacts à Maputo: René Louail: + 33672848792 - Lidia Senra: + 34609845861
Pour des politiques agricoles justes, durables et solidaires
Les organisations paysannes, rurales, écologistes et de solidarité internationale, ainsi que tous les citoyens rassemblés ce 21 septembre 2008 à Annecy,adressent aux Ministres de l’agriculture de l’Union Européenne, venus ici débattre de la future PAC d’après 2013, le manifeste suivant.:
Manger chaque jour reste un besoin prioritaire pour tous. Or le droit à l’alimentation est méprisé: il est inacceptable qu’un milliard d’humains n’ait pas accès à une alimentation suffisante, saine et culturellement adaptée soit par pauvreté (qui n’épargne pas l’Europe), soit par manque d’accès à la production agricole. Des millions de paysannes et paysans, de ruraux sont poussés par la misère vers les grandes villes et l’émigration.
Dans l’Union Européenne (UE), une ferme disparaît chaque minute: pour la majorité des paysan(ne)s, la Politique Agricole Commune (PAC) actuelle ne permet pas de vivre dignement de son travail.
Alors que nous devons faire face aux changement climatique, à la crise énergétique, la disparition massive de la biodiversité, l'agriculture européenne développe encore des modes de production qui consomment trop d’énergie, d’eau, aggravent le réchauffement climatique et sont coûteuses pour le contribuable (santé, emploi, dépollution...)
RENCONTRE AVEC LA FEDIS AU CABINET LUTGEN : "LA" GRANDE DISTRIBUTION DIALOGUE…
Nous saluons l’initiative du Ministre.
La FUGEA était présente à cette première rencontre constructive avec la FEDIS.
Nous avons insisté sur le fait que le PRIX d’achat chez le producteur n’était plus en phase depuis quelques mois avec les coûts de production (du secteur lait, viande et cultures) tandis que le prix en grandes surfaces augmente et atteint parfois plus de 11 fois le prix payé au paysan (c’est le cas des pommes de terre).
Nous avons aussi insisté sur le fait que les grandes enseignes de la grande distribution n’étaient pas homogène dans leur pratiques commerciales déloyales, leur comportement et leur dialogue et méthode de communication.
En d‘autres termes, la FUGEA a toujours recherché et demandé le dialogue avec la grande distribution mais certains acteurs dont les Hard Discounters refusent le dialogue depuis juin.
Nous avons aussi insisté pour que la transparence des prix sur toute la filière soit mise sur pied mais également que l’origine et le nom du producteur soient inscrits dans TOUTES les enseignes et sur tous les produits et ceci afin de favoriser un choix éthique du consommateur.
Nous sommes également en faveur de l’instauration par les Régions d’un système d’indicateurs des prix agricoles tenant compte du coût de production moyen qui seraient profitables aux producteurs et aux différents maillons de la chaîne. Ce système existe en Suisse depuis de nombreuses années.
La création de l’observatoire des prix au niveau fédéral est également importante mais pas suffisante.
Une charte éthique est également en préparation par LA FUGEA afin de demander à toute la filière de respecter le prix rémunérateur du producteur.
Sur base des indicateurs, un prix minimum de revient moyen nous semble opportun de fixer en-dessous duquel il n’est pas possible de descendre… pour garder une rémunération chez les paysans.
LA FUGEA attend un geste concret de TOUTE la grande distribution (FEDIS) afin que les producteurs paysan(ne)s soient payés au prix rémunérateur (coût de production et salaire inclus), sans cette action concrète nous ne demanderons pas à nos membres et sympathisants de stopper toutes les actions pacifiques dans les enseignes belges.
Rappelons que aujourd’hui de nombreux produits vendus dans la grande distribution sont issus du dumping social et environnemental…
La FUGEA
Lait / La FUGEA "manifeste" aux Rencontres d'été du PS à Chevetogne.
Rencontres d'été du Parti Socialiste. Chevetogne. 30 et 31/8/8.
Dans ce cadre, LA FUGEA en collaboration avec l’organisation de Jeunesse RESO-J réalisera une « manifestation » pour expliquer la situation actuelle, devenant de plus en plus difficile, du prix du lait en baisse payé à l’éleveur belge… qui est en déphasage avec la flambée des prix des matières premières.
Rendez-vous ce samedi 30/8/8 à 12H au stand RESO-J.
A cette occasion, la revue du RESO-J édite un article sur La FUGEA et Saveurs paysannes.
Rue de la Sablonnière 18, 1000 Bruxelles, tel : +32 22173112, fax : +32 22184509
Rue d’Arlon 51B/15, 1040 Bruxelles, tel : +32 22800832, fax : +32 22802160
Bruxelles 30 juillet 2008
Le cycle de DOHA est mort :
Une nouvelle ère s'ouvre pour d’autres politiques alimentaires mondiales en dehors de l’OMC
L'effondrement des négociations du cycle de Doha constitue une victoire pour les organisations qui se sont battues à Seattle, Cancún, Hong Kong, Genève et en de multiples lieux contre l'OMC. L'échec de cette semaine de négociations est une victoire pour les paysans et paysannes du monde entier qui luttent contre la libéralisation des marchés et la marchandisation des biens essentiels à la vie tels que les aliments, la terre, l’eau, et les semences.
Les crises structurelles dans les domaines de l’alimentation, du climat, des finances et de l’énergie sont une conséquence directe des politiques de libéralisation, poussées par l’OMC et les accords de libre échange. Ces mêmes politiques font figure de solution passe-partout et sont appliquées de façon systématique sans la moindre évaluation préalable des résultats obtenus.
L'OMC est en panne mais les accords de libres échange bilatéraux et régionaux se portent encore à merveille. Nous appelons les mouvements sociaux partout dans le monde à se mobiliser contre ces accords. En effet, ils vont souvent encore plus loin que les accords de l’OMC pour ce qui est de la privatisation des ressources naturelles et des biens publics.
LA FUGEA est reconnue comme un Centre de Formation professionnelle en Agriculture paysanne
La FUGEA est agréée comme Centre de Formation professionnelle en Agriculture pour organiser des cours de type A, B et C et les stages en exploitation (AIDA).
La FUGEA est un membre actif de la Commission Consultative de la Formation professionnelle en Agriculture qui évalue notamment le fonctionnement, le contenu et les orientations des formations organisées par les différents Centre de formation professionnelle. Cette Commission se réunit tous les trois mois et parfois plus selon l’agenda. L'organisation de ces formations est permise grâce au soutien du Ministre wallon de la Formation. Nous collaborons étroitement également avec l’UNAB (agriculture biologique) et AGRICALL Wallonie dans ces cycles de formations.
Pour rappel, c'était en 2007 : L’objectif est de promouvoir et défendre les produits paysans et artisanaux en rassemblant au niveau national toutes les initiatives paysannes et artisanales existantes. Ainsi nous voulons faire connaître les produits paysans partout en Belgique pour dynamiser l’agriculture paysanne en solidarité avec la société civile. Nous paysan(ne)s et artisan(ne)s avons décidé de créer une alternative, la coordination nationale et la marque autogérée, du même nom : « Saveurs paysannes »
Voici donc un an que producteurs et consommateurs ont décidé d'unir leurs forces pour promouvoir et soutenir une agriculture paysanne, familiale et durable. Durable parce que respectueuse de l'environnement, durable parce que garantissant à ses chevilles ouvrières une sécurité d'emploi et durable parce que financièrement viable. La coordination nationale et la marque autogérée du même nom « Saveurs Paysannes » voyait le jour et publiait par la même occasion le Manifeste National des Paysans et Artisans.
Les abeilles pollinisatrices disparaissent de nos campagnes européennes
La PAC et l’OMC, et les phytos en cause !
Plus de 35% des colonies sont mortes en Belgique cette année !
Les abeilles ont bien des difficultés à survivre ces dernières années chez nous : maladies classiques, parasites (varroase), traitements anti-varroa, pesticides, climat capricieux, raréfaction de la nourriture, législation de l’Afsca exercent une pression de plus en plus importante sur la tenue d’un rucher.
Mais la situation s’est durcie cette année : les apiculteurs ont essuyé près de 35% de pertes cette année ce qui représente près de 35.000 ruches vides sur les 100.000 ruches que compte la Belgique ! Cela a comme conséquence le découragement des apiculteurs qui ne sont plus si enclin à reconstituer leur cheptel, de plus, ils se sentent impuissants par rapport à tous ces événements qui n’ont pas d’explication... ni de réponse politique.
Néanmoins une solidarité très forte s’organise entre apiculteurs, consommateurs et paysans !
La production d’énergies à la ferme est un défi que nous voulons relever : revendications du Groupe de Travail « Energies Renouvelables à la ferme »
Introduction
Le constat de départ est clair.Outre le fait que le baril de pétrole s’est envolé au-delà des 120 $, et que l’énergie fossile atteindra ses limites de productions dans les prochaines décennies.Avant de parler de produire autrement, il est important de consommer autrement.En effet, la production de bioénergie va de paire avec la notion d’économie d’énergie, ou en tout cas d’utilisation rationnelle de celle-ci.
A ce sujet, des exemples concrets existent, et entraînent parfois une profonde remise en question des modes de productions agricoles.
Monsieur Dany Dubois, exploitant dans la région de Beloeil et membre de la FUGEA a réalisé ce travail au sein de sa ferme.
Il possède une exploitation mixte de 60 Ha de superficie, avec transformation et vente directe à la ferme.Pour l’alimentation de son bétail, Mr Dubois a opté pour la production fourragère au sein de ses parcelles.Il est donc totalement autonome dans ce secteur, ce qui lui permet d’économiser l’achat d’aliments importés onéreux tant d’un point de vue économique qu’énergétique mais aussi d’éviter les impacts environnementaux.En matière de cultures, peu de labour, des prairies temporaires et des cultures d’associations (légumineuses / graminées) permettent une production d’azote sans apport extérieur.
A ce sujet, il faut savoir que la production d’une tonne d’azote nécessite l’utilisation de 3 tonnes de pétrole.De plus, ces mélanges sont pérennes, et ne nécessitent qu’un semis tous les 4 ans, ce qui rend l’exploitation Dubois totalement indépendante de l’importation de soja.
notre Commissaire européenne à l’agriculture, Mme Fischer Boel,
notre Commissaire européen du commerce, M. P. Mandelson.
Pascal Lamy, Directeur général de l’OMC.
nos Ministres belges en charge de l’agriculture et du Commerce.
NEGOCIATIONS DE L’OMC A GENEVE : L’Europe va-t-elle brader l’agriculture européenne ? L’abandon de la Politique Agricole Commune et des droits de douane sont poussés par les ultralibéraux
L’agriculture est en crise, pour sauver l’agriculture paysanne, nous devons garder et changer la PAC en une politique agricole légitime, juste, solidaire et durable, et aussi maintenir des droits de douane européens pour nous protéger.
L’échec de l’OMC est plus que probable fin juillet à Genève. Depuis la conférence ministérielle de Cancún en 2003, les USA et l’UE savent qu’ils ne peuvent plus écrire les règles du commerce mondialcomme ils l’on fait pour l’accord de 1994. Ils préfèrent maintenant multiplier les accords bilatéraux, où ils tentent d’imposer ce qu’ils n’ont pas réussi à faire à l’OMC. Mais beaucoup de pays du Sud, à juste titre, refusent la signature de ces accords. Faim dans le monde, creusement du fossé entre riches et pauvres, hausse des matières premières suite à la spéculation financière, pillage des ressources, délocalisations, migrations : la mondialisation « libérale » a échoué : place à la souveraineté alimentaire, à la re-localisation, au commerce utile.
La FUGEA dénonce vivement la proposition européenne de Mandelson à l’OMC et s’inquiète du risque d’un accord qui bradera l’agriculture européenne et les problèmes de la planète au bénéfice de l’industrie agroalimentaire et la grande distribution. Alors que l’augmentation des chiffres de la pauvreté dans le monde s’emballe, alors que la crise alimentaire fait chaque jour de nouvelles victimes, alors que le réchauffement planétaire devient de plus en plus précis et pressant, les responsables qui siègent à l’OMC veulent amplifier la libéralisation des marchés, en réduisant de 60% la protection aux frontières de la production agricole européenne. L’ensemble des analyses actuelles mènent à la conclusion