La lutte contre l’accord UE-Mercosur continue ! Face aux décisions incohérentes de l’Union européenne concernant l’avenir du secteur agricole, en particulier la pression pour signer l’accord UE-Mercosur, des actions de blocage auront lieu ces 8 et 9 janvier ! Si la Commission et le Conseil ne veulent pas nous protéger face aux importations déloyales, devrons-nous le faire nous-mêmes ? Ces actions rassembleront des agriculteurs et agricultrices de différents syndicats agricoles wallons (dont la FUGEA et la FJA) et européens.
La Commission européenne pousse pour boucler l’accord UE-Mercosur La Commission aurait souhaité que les Etats membres adoptent l’accord UE-Mercosur mi-décembre 2025. Suite aux pressions mises sur le Conseil européen, notamment par les mobilisations agricoles en France, en Grèce et en Belgique, le vote a été reporté. Mais ce n’est que partie remise, la Commission souhaite faire passer ce vote le 9 janvier au Conseil pour pouvoir ratifier l’accord le 12 janvier au Paraguay ! La Présidente von der Leyen envisage le déblocage anticipatif de 45 milliards d'euros du budget PAC 2028-2024 pour convaincre certains Etats Membres. Nous nous opposons fermement et appelons à son abandon Pour la FUGEA, il est évidemment hors de question d’accepter de telles manœuvres ! Nous ne nous laisserons pas enfumer par une avance de budget PAC (que la Commission veut réduire de 25% !). Cette mesure, comme les clauses de sauvegarde déjà proposées, n'effaceront pas les conséquences d'un traité anachronique négocié depuis 25 ans. Cet accord est le symbole d’une politique commerciale dans laquelle nos agriculteurs et agricultrices sont mis en concurrence, face à des modèles qui ne respectent pas nos normes sociales, environnementales et sanitaires. Cette concurrence déloyale fragilise nos fermes et leurs transitions, notre capacité à produire une alimentation locale, et aura des impacts environnementaux et sociaux négatifs. Notre priorité = régulation des marchés et des prix justes Il est urgent de changer de logiciel et de revenir à plus de protection et de régulation des marchés. C’est cela dont nous avons besoin pour obtenir des prix justes et stables et ainsi assurer un revenu digne aux agricultrices et agriculteurs. Ces revendications étaient au cœur de nos mobilisations lors des colères agricoles de 2024. La Commission et nos responsables politiques ne nous ont pas entendus et sur le terrain, les prix s’effondrent (en céréales et en lait par exemple). En parallèle, le budget de la PAC post-2027 sera honteusement affaibli de -22%... un véritable abandon pour notre secteur. Actions de blocage de frontières et d'axes routiers La situation est aussi intenable qu’explosive. La FUGEA appelle encore une fois le gouvernement belge à s’opposer à l’accord dans les discussions au Conseil ! En amont de ce vote, des actions de blocage de frontières et d’axes routiers seront organisées ce jeudi en fin de journée en Wallonie ! Si la Commission et le Conseil ne veulent pas nous protéger face aux importations déloyales, devrons-nous le faire nous-mêmes ? Ces actions rassembleront des agriculteurs et agricultrices de différents syndicats agricoles wallons (dont la FUGEA et la FJA) et européens. Elles seront aussi soutenues par le Réseau de Soutien à l’Agriculture Paysanne.
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