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Signature de l’accord UE-Mercosur : le Conseil de l’UE trahit le monde agricole, le Parlement ne doit pas nous abandonner

Vendredi, 9 janvier 2026


Ils l’ont fait. Le Conseil de l’Union européenne a validé l’accord UE-Mercosur ce vendredi 9 janvier 2026.  

Un véritable scandale. 

En signant cet accord toxique, le Conseil est prêt à : 

  • Abandonner un peu plus les agriculteurs et agricultrices face au libre-échange et à la concurrence déloyale.
  • Affaiblir notre souveraineté alimentaire et notre capacité à nourrir sainement notre population. 
  • Sponsoriser la déforestation en Amérique du Sud et la crise climatique. 
  • Mettre en danger la santé des consommateur.rices européen.nes à travers des importations de viande aux hormones ou de sucre produit avec des pesticides interdits en Europe. 

Pour la FUGEA, il est scandaleux d’avoir accepté un tel accord! Il fallait refuser l’enfumage des mesures de sauvetage brandies pour calmer la colère du monde agricole :  

  • L’enveloppe de 45 milliards € serait une simple avance d'un budget déjà existant et pas obligatoirement dédié à l'agriculture (alors que dans le même temps le budget dédié à la PAC est réduit de 22% !). 
  • Les clauses de sauvegarde sont un outil de communication, il est utopique de penser qu’elles seront activées vu leur complexité et les critères choisis. 

L’accord UE-Mercosur n’est que le symbole d’un système défaillant, celui du libéralisme agricole. La FUGEA dénonce depuis toujours les politiques commerciales basées sur le libre-échange et la concurrence déloyale entre agriculteur.rices. Être compétitif face à des modèles qui ne respectent pas nos normes sociales, environnementales et sanitaires : ce n’est pas possible et c’est dangereux ! Affaiblir nos normes (sous couvert de simplification) ne servira à rien. Pire, cette fuite en avant ne favorisera que les acteurs industriels, au détriment de nos fermes qui protègent l’environnement et la santé publique. L’abaissement des normes aujourd’hui facilitera la signature d’accords de libre-échange demain.   

Ce modèle de commerce international fragilise nos fermes et leurs transitions, notre capacité à produire une alimentation locale, et aura des impacts environnementaux et sociaux négatifs. A l'opposé de cette fuite en avant, la FUGEA demande depuis des années : 

  • Une régulation des marchés pour garantir des prix justes ;
  • Un budget fort pour une PAC réellement commune ;
  • Des mécanismes concrets pour soutenir l'installation des jeunes et la transition agroécologique.

La FUGEA dénonce avec force le scandale démocratique pour faire passer ce traité. La Commission et ses alliés auront enchaîné les passages en force :  

  • Scinder l’accord pour empêcher les parlements nationaux et régionaux de le voter (et donc de le bloquer) ;
  • Bloquer la saisine de la CJUE proposée par 145 députés du Parlement européen (sans aucune raison juridique valable) ;
  • Faire entrer l’accord en vigueur sans attendre le vote du Parlement européen (information à confirmer dans les prochaines heures). 

Mais le combat n’est pas fini ! L’accord doit encore être ratifié par le Parlement européen. Notre syndicat appelle solennellement les eurodéputés belges à s’y opposer. 

Et soyons clairs, le monde agricole ne lâchera rien sur le terrain. Les actions de blocage des derniers jours le prouvent : nous sommes en colère et n’accepterons pas ces trahisons ! Pour sauver nos fermes et leur transition, la FUGEA continuera son combat historique contre les politiques basées sur le libre-échange et la concurrence déloyale entre agriculteur.rices. 


Contacts

  • Philippe Duvivier (président) : 0491 56 33 86  
  • Hugues Falys (porte-parole) : 0497 61 64 14
  • Timothée Petel (chargé de mission) : 0499 90 75 92  


Urgent : actions de blocage contre la signature de l'accord UE-Mercosur​