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« Nous faisons face, seuls, au dérèglement climatique déjà présent dans nos fermes .» : la FUGEA marchera à Bruxelles le 11 octobre

La FUGEA participera à la Marche Climat à Bruxelles ce dimanche 11 octobre. Une présence pour rappeler que le dérèglement climatique impacte déjà durement nos fermes et qu’il menace directement notre capacité collective à produire une alimentation locale et de qualité.  

Canicules, sécheresses, manque d’eau, pertes de rendements, stress thermique et mortalité animale : cet été marque un véritable point de bascule lors duquel les agriculteurs et agricultrices ont été directement confrontés aux conséquences d’un climat qui change. Ces événements climatiques extrêmes ne sont plus des phénomènes exceptionnels. Ils augmentent en fréquence et en intensité et touchent nos cultures, nos élevages et nos conditions de travail à la ferme.  

À l'heure de la rentrée, il est hors de question de faire comme si rien ne s’était passé dans nos fermes pendant ces longues semaines suffocantes. La sécheresse 2026 est d’ailleurs toujours en cours ! Il est urgent d'agir.  

Depuis plusieurs années, de nombreuses fermes mettent en place des pratiques pour renforcer leur résilience : couverture des sols, diversification des cultures, intégration de légumineuses, semis d’espèces mieux adaptées à la sécheresse, pâturage tournant, agroforesterie, haies, mares… Ces adaptations sont nécessaires et permettent de mieux résister aux chocs climatiques. Mais elles ont leurs limites ! Les agriculteurs et agricultrices ne pourront pas continuer à nourrir un monde à +4 °C et ne peuvent pas relever seuls ce défi. La meilleure adaptation reste la réduction des émissions de gaz à effet de serre à laquelle tous les secteurs doivent contribuer. 

A la Marche Climat, la FUGEA souhaite y porter la voix d’un secteur qui subit déjà fortement les conséquences du dérèglement climatique. Réduire les émissions de gaz à effet de serre est indispensable, mais il faut également donner aux fermes les moyens de s’adapter et de rester en capacité de produire une alimentation locale. 

Cela passe par un soutien renforcé à la transition des fermes, notamment via la PAC actuellement en négociation, la diversification des cultures et des filières, une gestion concertée de l’eau et le maintien d’un élevage durable pour les services écosystémiques qu’il offre et notre autonomie azotée. Des dispositifs de soutien doivent également pouvoir être mobilisés lorsque des événements climatiques extrêmes frappent nos fermes. Et le nerf de la guerre : des prix agricoles justes restent une condition essentielle pour permettre aux fermes d’investir dans leur résilience, encaisser les chocs et assurer une transmission des fermes.  

En participant à la Marche Climat, la FUGEA veut rappeler que nous avons besoin d’une vision claire et d’actes politiques forts. L'été 2026 doit servir de point de bascule : le monde que nous avons connu est en train de changer. Notre modèle agricole et alimentaire doit s’adapter en conséquence. Mais nous ne pourrons pas relever seuls les défis qui nous attendent. L’ensemble de la société doit avancer à nos côtés. 

Informations pratiques 

La FUGEA marchera au sein du Bloc Agriculture & Alimentation avec le Réseau de Soutien à L'Agriculture Paysanne (RéSAP) et ses alliés. 

Rendez-vous le dimanche 11 octobre à 13h30 au Boulevard Roi Albert II, 27 à 1210 Bruxelles. 

 Contacts 

  • Vincent Delobel – agriculteur et porte-parole : 0487 90 52 02 
  • Hugues Falys – agriculteur et porte-parole : 0497 61 64 14 
  • Anouchka Hoffmann – Chargée de mission : 0499 71 44 44



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