27/11/17 – Les Etats membres soutiennent le Glyphosate plutôt que la santé des citoyens

logo 1

Communiqué de presse

Les Etats membres soutiennent le Glyphosate plutôt que la santé des citoyens

 

Une majorité d’Etats membres ont décidé d’approuver le renouvellement du glyphosate pour les 5 prochaines années sur le marché européen. La FUGEA soutient la position belge et dénonce l’hypocrisie politique de certains Etats qui préfèrent soutenir la santé économique des multinationales au détriment de celle du citoyen et du respect de notre agriculture.

Après deux ans de négociations et six reports de votes, une majorité des Etats membres ont voté pour le renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 5 ans. La FUGEA (Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs) défend le respect du citoyen et la durabilité de notre agriculture: la production d’une alimentation saine et de qualité, le maintien de fermes nombreuses, actuelles, mais aussi futures, le maintien de la vie du sol, de la biodiversité, des ressources naturelles. Pour la FUGEA l’autorisation du glyphosate pour 5 ans doit absolument être couplée à un engagement citoyen et politique ambitieux d’accompagnement techniques et de recherches d’alternatives afin d’être en mesure d’éventuellement mettre un terme définitif au glyphosate, dans 5 ans, sans pénaliser les agriculteurs.

Développer une politique nationale visant à soutenir l’indépendance des fermes

Les herbicides sont directement liés à notre modèle agricole dominant et il est difficile de les isoler comme de simples facteurs substituables. Les besoins de l’industrie, la sélection variétale et la diminution de main d’oeuvre rendent plusieurs filières directement dépendantes des pesticides. Les grands gagnants de cette dépendance aux pesticides restent cependant les agro-industries chimiques, et il est donc urgent de soutenir l’autonomie des fermes face à ce type d’intrants. La transition vers des pratiques innovantes est nécessaire mais nécessite un accompagnement. La mise en place de conseil neutre et de moyens de recherche d’alternatives doivent absolument être envisagée afin de sortir de cette dépendance néfaste.

Déployer des alternatives citoyennes

Le glyphosate pose des questions sanitaires et environnementales mais aussi d’organisation de filières et de notre système alimentaire dans sa globalité. Le progrès, au-delà d’être technique, doit aussi être social. Nos changements de pratiques doivent
s’accompagner de qualité différenciée mais aussi d’impacts économiques positifs. Si les producteurs veulent gagner la reconnaissance des citoyens tout en veillant à la qualité nutritionnelle des aliments, les consommateurs doivent, eux aussi, afficher leur soutien à l’agriculture qu’ils demandent, par leurs choix quotidiens de consommations.

Rester attentif face à certaines formes d’hypocrisie

Il est important que la problématique du glyphosate soit prise en compte dans son ensemble à une échelle mondiale. Les mesures de sécurités européennes pour ses citoyens doivent être cohérentes avec la multiplication des traités transatlantiques (Mercosur, etc.). Sans cela, même en interdisant le glyphosate dans 5 ans, les cultures transgéniques et particulièrement le soja, indéniable auxiliaire du glyphosate, continueront d’inonder le marché européen.

Contact presse :

Philippe Duvivier (Président) : 0491/56.33.86

Maïté Defourny (Chargée de mission environnement) : 0499/88.33.93

 

Comments are closed.